Boko Haram est «décapité», assure le président tchadien Idriss Déby

Le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Boko Haram) pourra être vaincu avant la fin de l'année, assure le président tchadien au micro de RFI. Idriss Déby s'est exprimé mardi 11 août devant les médias à l'occasion des célébrations du 55e anniversaire de l'indépendance du Tchad. ‎Idriss Déby se félicite de la « décapitation » du mouvement islamiste et déconseille au gouvernement nigérian de répondre à la demande de négociation qui lui a été adressée.



Le président tchadien Idriss Déby  a déclaré mardi 11 août au soir que Boko Haram était « décapité », ajoutant que le défi était maintenant d'« éviter les actions terroristes » dans la région du lac Tchad.

Pour Idriss Déby, la coalition  contre le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest est « en mesure aujourd’hui de mettre hors d’état de nuire Boko Haram avant la fin de l’année 2015et Boko Haram va disparaître avec la mise en place de la force mixte qui sera opérationnelle dans quelques jours ». Une force mixte qui permettra selon lui de mieux coordonner les actions des différentes armées de la région — Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger, Bénin —, précisant qu'il reste « de petits groupes éparpillés dans l'est du Nigeria, à la frontière avec le Cameroun ». Le président tchadien estime que cet objectif est une priorité « pour mettre à l’abri nos intérêts, nos populations ».

Il en a profité pour saluer « l’action  de nos forces de défense et de sécurité qui ont pu arrêter l’ensemble des cellules dormantes ou actives de Boko Haram, y compris leur chef, y compris aussi leur matériel », même s'il a reconnu à demi-mot que la lutte contre l'organisation terroriste est encore difficile. « Ils font des dégâts. Nous restons vigilants, mais je peux vous dire que Boko Haram ne pourra pas nuire plus que ce qu’il a fait déjà au niveau national et au niveau de la sous-région. »

Idriss Déby a également évoqué Mahamat Daoud qui a pris le relai d'Abubakar Shekau. Le nouveau chef de Boko Haram a demandé au gouvernement du Nigeria d'instaurer un dialogue. « En ce qui me concerne, je déconseillerais fortement de dialoguer avec un terroriste », a tranché le président tchadien.

 

Depuis le début de l'année 2015, les victoires remportées par la coalition régionale ont chassé les insurgés de la plupart de leurs fiefs nigérians, qui se sont repliés dans des zones très difficiles d'accès comme la forêt de Sambisa, proche du Cameroun, ou le lac Tchad.

Affaiblis, les islamistes ont multiplié ces dernières semaines les attentats-suicides meurtriers au Nigeria, au Cameroun et au Tchad, dont l'armée joue un rôle clé dans la lutte contre Boko Haram, qui a été frappé au coeur. A NDjamena, trois attentats-suicides ont fait une cinquantaine de morts en moins d'un mois.


rfi.fr

Mercredi 12 Août 2015 - 14:16



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