Boko Haram: nouvel afflux de réfugiés nigérians au Cameroun

La résurgence des attaques de Boko Haram dans l'Etat de Borno provoque un nouvel afflux de réfugiés dans la région de l'Extrême-Nord au Cameroun. Le HCR s'en inquiète. Le Haut Commissariat pour les réfugiés chiffre à une centaine le nombre de Nigérians qui arrivent chaque jour dans le camp de Minawao qui a atteint sa capacité maximum.



 

Au nord du Cameroun, les clignotants sont de nouveau au rouge. Chaque jour, un flux constant de réfugiés en provenance du Nigeria traverse la frontière. Le camp de Minawao  en accueille à lui seul une centaine par jour. Avec 44 000 personnes, ce camp est désormais arrivé à saturation. Les autorités étudient actuellement l'ouverture d'un second camp demandé par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).

Par ailleurs, le gouvernement estime à 17 000 le nombre de réfugiés non enregistrés présents sur son sol. Ce qui pose à la fois un problème sanitaire et sécuritaire dès lors queBoko Haram a changé de stratégie  et mené un premier attentat-suicide en territoire camerounais. Car depuis plusieurs semaines, le groupe jihadiste a renoncé aux attaques frontales contre les positions militaires camerounaises au profit d'une guerre asymétrique et d'opérations coup de poing. Ce fut par exemple le cas dans la nuit de dimanche à lundi où des jihadistes ont brûlé les maisons du village de Kamouna, entraînant la mort de sept enfants.

Ce changement de stratégie intervient alors que d'ici la fin du mois de juillet, la force mixte multinationale sera opérationnelle avec ses premiers bataillons déployés sur le terrain. Les bataillons tchadiens, nigérians, nigériens et camerounais espèrent éradiquer en douze mois Boko Haram. Cette force comptera au total près de 11 000 hommes.


rfi.fr

Mercredi 22 Juillet 2015 - 10:07



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