Bonne gouvernance : le Sénégal est un exemple selon le Général Lamine Cissé

En matière de respect des règles de la bonne gouvernance, le Sénégal peut être cité en exemple. C’est l’avis du Général Lamine Cissé. Avis qu’il a émis ce matin, lors d’une conférence qu’il a tenu, en marge de la deuxième édition du forum sur la paix et la sécurité en Afrique.



Bonne gouvernance : le Sénégal est un exemple selon le Général Lamine Cissé
Le Sénégal est un exemple sur le plan du respect de l’orthodoxie de la gouvernance. C’est le Général Lamine Cissé qui l’a soutenu ce matin lors d’une conférence qu’il animait. Cette conférence, dont le thème portait sur le «Défi à relever pour promouvoir la sécurité et la bonne gouvernance en Afrique», a permis à Mr Cissé de soutenir qu’ : «au Sénégal, les institutions de la République agissent conformément aux règles de la légalité. Il n’y pas d’institution qui ne soit pas assujettie aux règles de droit, quoi qu’on dise. Ça c’est le premier point».
 
Se prononçant sur l’armée sénégalaise, le Général Cissé déclare qu’elle est une institution qui a pour vocation de mener à bien les tâches qui lui sont assignées : «Au Sénégal, toute modestie à part, les forces armées ont fait leur réputation avant les indépendances. Cela du fait de leur caractère républicain d’une part et de leur professionnalisme. Elles essayent de donner satisfaction au pouvoir, pour toute mission qui leur est confiée aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent africain».
 
A ce point, s’ajoute un autre : «Elles ne participent pas aux choses politiques. Les unités qu’on crée ne sont pas personnalisées. Ce sont des gens qui commandent, compte tenu de leur professionnalisme et des qualités que requiert l’armée, de sorte que le militaire sénégalais obéit à un chef et non à un homme. Ça c’est le deuxième point des affaires militaires», soutient-il.
 
Cet exposé fait, Lamine Cissé est d’avis qu’il est néanmoins nécessaire d’opérer des réformes sur le plan sécuritaire, pour mieux faire face au fléau que constituent le terrorisme et le grand banditisme : «Maintenant, la réforme du secteur de sécurité en fonction de ce que je viens de dire, vous  posez la question de savoir si la réforme est utile ? Ou bien si elle est nécessaire ici au Sénégal ? Je vous reporte aux pays développés qui fonctionnent selon des critères majeurs de la démocratie qui réforment le secteur de la Sécurité », a-t-il conclut.

Ousmane Demba Kane

Mardi 10 Novembre 2015 - 16:48



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