Bonnes feuilles TOME II - Brûlot sur la gendarmerie: la valeur du serment d'un Général "voleur de bétail"

Comme si le Tome1 ne suffisait pas, le colonel Abdoulaye Aziz Ndaw revient à la charge pour dénoncer des pratiques qui portent lourdement atteintes à l’honneur de la gendarmerie.



Bonnes feuilles TOME II - Brûlot sur la gendarmerie: la valeur du serment d'un Général "voleur de bétail"
Selon le colonel Ndaw, la volonté de s'enrichir systématiquement en Casamance et de tirer le maximum d'opportunités de son commandement, conduisit mon ami FALL dans des errements très nuisibles à l'action de la Gendarmerie en Légion Sud.
 
Pour alimenter son verger situé à Niague où le Colonel de gendarmerie Abdoulaye FALL entendait faire de l'embouche bovine, les Commandants de brigade reçurent l'ordre d'acheter des bœufs dans toute la région.
 
C'est ainsi que le Commandant de brigade de Bounkiling acheta au profit de son Colonel un lot de bœufs volés. La gendarmerie devenait par ce fait receleur de bétail volé. Les victimes déployèrent des recherches dans toute la zone et grâce à leurs systèmes de marquage retrouvèrent leurs bœufs aux mains de la gendarmerie.

Très satisfaits et croyant à la capture des auteurs par la gendarmerie, elles eurent la surprise de leur vie en apprenant que ces bœufs appartenaient au Commandant de légion, qui allait les transférer dans son verger pour embouche bovine. Les victimes n'eurent d'autre ressource que de saisir le Gouverneur de la région de Kolda qui, à son tour, saisit les hautes autorités de la gendarmerie. L'enquête confiée au Lieutenant-colonel Balla BEYE établit la responsabilité du Commandant de brigade, un bon gradé qui avait servi sous mes ordres au Tchad en 1981 et du Commandant de légion.
 
Pour couvrir la gendarmerie et contre toute logique, le major fut très sévèrement puni et il n'y eut aucune sanction contre son chef alors que tout le monde savait que le Commandant de légion, mon ami FALL était le principal instigateur de cette prévarication. Les autorités administratives et les agents de l'Etat profitèrent de cette situation pour narguer la Gendarmerie et la tenir à distance.

Je ne fus pas surpris dix ans après, et à Rome, de me voir raconter cette bévue de la Gendarmerie par un agent diplomatique à qui je certifiai quelque chose sur mon serment d'Officier. Il me dit textuellement "Que vaut ton serment si ton propre chef est un voleur de bétail, que mon Gouverneur et moi avons dû protéger pour sauver l'honneur et le prestige de la Gendarmerie". Cet agent, était à l’époque des faits chiffreur en service à la Gouvernance de Kolda.


Mardi 22 Juillet 2014 - 14:36



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