Boubacar BA du Grand Parti répond à Macky: «La traque des biens mal acquis, c’est une question économique… »

C’est la réponse du berger à la bergère. «Le débat économique a bien lieu,… », c’est l’assurance faite par Boubacar BA du Grand Parti (GP). Joint au téléphone par Pressafrik.com après la sortie du chef de l’Etat qui déplore le niveau du débat politique fait selon ces propres termes d’invectives et d’insultes, ce dernier lance le débat économique. Et à l’en croire, c’est peu reluisant.



Boubacar BA du Grand Parti répond à Macky: «La traque des biens mal acquis, c’est une question économique… »
Joint par Pressafrik.com, l’ancien responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), Boubacar BA minimise la sortie du Chef de l’Etat. «Nous estimons que c’est à eux de répondre aux interpellations des populations sénégalaises notamment les pouvoirs publics. Alors quand il parle du débat politique, qui a agité la question politique au Sénégal ? », campe-t-il. Et d’asséner : «D’abord, on nous parle de 74 milliards, on nous parle de la traque des biens dits mal acquis mais c’est non seulement judiciaire mais c’est aussi une question économique parce qu’il s’agit d’argent, de milliards qui pouvaient être injectés dans l’économie sénégalaise et qui pouvaient apporter des solutions par rapport aux attentes des Sénégalais ».
 
«Maintenant autour de ces questions soulevées, tant sur le plan économique que sur le plan judiciaire, il y a bien entendu des hommes politiques qui ont un niveau intellectuel très faible aussi bien dans son parti que dans l’opposition mais tous ces gens qui au lieu de donner des réponses très précises aux questions économiques posées, ils se lancent dans des invectives. Quant à nous au Grand Parti (GP) aussi bien que le leader Malick Gackou que les autres responsables politiques, chaque fois que vous regardez leurs sorties à travers les médias, vous ne constaterez nulle part d’invectives », soutient le responsable du GP.
 
Selon Boubacar BA, «seulement lorsqu’on pose le problème économique de manière politique, cela peut heurter. Je m’en veux pour exemple la situation de la banlieue, depuis l’arrivée du président de la République dans la banlieue, je crois que c’est extrêmement grave que le président de la République attende quatre (4) ans après son magistère et de dire voilà ce que je prépare pour la capitale,…Encore que cela fait maintenant deux (2) ans que le président de la République nous parle de pôle économique et quand il parle de pôle économique, je crois qu’il avait une vision par rapport à cela, je pense qu’il avait déjà anticipé mais on ne veut pas attendre quatre (4) lorsqu’on a senti que la région de Dakar est en train de basculer vers l’opposition pour venir promettre 1800 milliards, ce qui est extrêmement grave,… ».
Ceci dit, il demande «à ces autorités politiques qui se sont regroupés autour et qui ont été complétement isolés des réalités de la banlieue, là-bas dans la mairie de Pikine, à l’extrême de la banlieue, d’enlever leurs costumes et de venir se promener à l’intérieur de la banlieue, Pikine, Guédiawaye et voir, ne serait-ce que regarder l’environnement dans lequel vivent ces populations. Vous verrez qu’il y a un grand gap sur ce qu’ils disent sur 1800 milliards, la réalité socio-politique, socio-économique, sociale aujourd’hui de la banlieue ». «On a l’impression de vivre dans une jungle », regrette-t-il. 


Jeudi 21 Juillet 2016 - 10:53



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