Boubacar BA du Grand parti: «Il ne faut pas créer de confusions entre dialogue national et concertation nationale»



C’est officiel. Boubacar BA a rejoint le Grand Parti (GP) de Malick Gackou. Expliquant son choix, l’ancien Directeur général de l’OFEJBAN (Office pour l’Emploi des Jeunes de la Banlieue) met en avant le programme politique et la situation politique nationale. «D’abord la première raison, c’est qu’après avoir parcouru les programmes de quelques partis, opposition comme pouvoir et après avoir observé la situation politique nationale, j’ai estimé qu’aujourd’hui que le Grand Parti (GP) avec son leader El Hadji Malick Gackou, était le plus approprié pour moi pour dérouler ma vision, mon engament patriotique pour mon pays…», confie-t-il au téléphone de Pressafrik.com où il ne manque pas de mettre en avant «le sentiment profond, sincère que le président Gackou a, envers son leader ou guide, celui qui l’a formé, le président Wade».
 
«Vous savez il y a beaucoup de leaders que je n’ai pas choisi du fait tout simplement de l’approche ou de la démarche qu’ils ont vis-à-vis de Wade », décline-t-il en indiquant avoir «quitté le PDS (Parti Démocratique Sénégalais) parce que je m’y sens à l’étroit mais je ne me retrouve plus sur le comportement de la plupart de ses dirigeants».
 
Boubacar BA de poursuivre: «J’ai constaté que la situation devient de plus en plus difficile, extrêmement dure dans la banlieue, Pikine, Guédiawaye, Parcelles Assainies,...On a l’impression qu’on vit dans un flou total. Quand un gouvernement va jusqu’à dire sur l’emploi des jeunes, nous avons échoué, nous avons moins de cinq (5) pourcent, alors qu’on sait que l’épine dorsale aujourd’hui ou le volet social du développement repose sur la création d’emplois dans les pays en voie de développement, je crois qu’aujourd’hui, nous pouvons dire que dans les trois (3) ans à venir, le gouvernement ne sera pas en mesure de répondre aux attentes des populations de la banlieue. Et nous, notre objectif, c’est de prendre en main cette situation-là».

Ayant selon ses propres termes «une parfaite analyse» sur l’appel au dialogue du 28 mai lancé par le Chef de l’Etat, Macky Sall, l’ancien responsable libéral déclare : «Depuis le 23, le 25 février, j’ai fait des publications sur cette situation-là. Aujourd’hui, je dois dire que j’ai été le détonateur de ce dialogue là puisque quand vous analysez mon appel par rapport au dialogue national, vous conviendrez avec moi que la plupart des intervenants sont un peu sur ma longueur d’onde ».
 
Selon lui, «maintenant, il y a un autre problème, il ne faut pas créer de confusions entre dialogue national et concertation nationale. Le terme national concerne à mon avis, les questions sociales notamment le problème de l’Education qui est là entier et qui s’envenime de jour en jour. Les questions sont les problèmes de la santé, de l’emploi des jeunes, la sécurité du pays. Voilà ces questions qui doivent être au cœur du dialogue national. Maintenant la concertation nationale, c’est entre politiques, entre décideurs, d’autres qui sont dans l’opposition et le pouvoir, voir comment il peut organiser les élections puisque nul n’ignore qu’il y a un coup fourré qui se prépare aujourd’hui par rapport aux élections législatives…».

Audit dialogue, le GP répondra s’il est convoqué. 


Mercredi 25 Mai 2016 - 15:33



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