Bourde au champ de tir de Dodji: un obus éventre un écolier de 10 ans

Agé de dix (10) ans, Amadou Moussa BA a succombé à ses blessures. Ce, après l’explosion entre ses mains, d’un obus qu’il tripotait naïvement au champ de tir de Dodji. L’engin l’a littéralement éviscéré.



«Mon fils est mort comme un animal », pleure le père. « Amadou Moussa BA était mon seul espoir. C’était un élève brillant et studieux. Il s’est toujours classé 1er ou 2ème. Ce qui me fait plus mal, c’est que je n’ai bénéficié d’aucun soutien. J’ai dépensé plus de 200.000 F CFA pour le soigner mais en vain. A l’hôpital de Linguère, j’ai dépensé 15.000 F CFA pour les frais d’ordonnance et 25.000 F CFA pour la location de l’ambulance qui nous a conduits à Touba. Nous avons aussi dépensé 100.000 F CFA (ordonnances et examen radiographique) car il devait subir une intervention chirurgicale. Après sa mort, j’ai dépensé 21.000 F CFA pour récupérer la dépouille et 50.000 F CFA pour le transport. C’est vraiment dur… », crie Moussa BA dans «l’Observateur » où il interpelle ainsi les autorités : «Le champ de tir de Dodji doit être sécurisé, ne serait-ce qu’une barrière. De ce fait, personne ne pourra y entrer».
 
Les faits se sont déroulés dimanche 8 mai dernier, d’après Moussa BA, le père de la victime et chef de village de Boudiengue, à la lisière du champ de tirs, le jeune écolier qui ne s’était pas rendu à l’école, devait amener le troupeau familial paître…S’amusant en compagnie de deux (2) camarades, l’attention du jeune Amadou est attirée par un engin, il ramasse l’obus avant qu’une puissante détonation ne se fasse entendre.
 
Joint par nos confrères, le Colonel Abou Thiam patron de la DIRPA, a confirmé l’incident. 


Samedi 21 Mai 2016 - 10:14



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