Bourgi à Abdoulaye Wade : « Il ne reste qu’une porte de sortie »

La situation troublante actuelle du Sénégal est suivie de près à l’étranger. Face aux multiples manifestations sanglantes notées depuis la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade par le Conseil Constitutionnel, bon nombre de juristes et analystes étrangers, à l’instar du professeur de droit public à l’Université de Reims, Albert Bourgi pensent que seul le retrait du président sortant, Abdoulaye Wade, pourrait décanter la situation.



Bourgi à Abdoulaye Wade : « Il ne reste qu’une porte de sortie »
« Des protestations qui se prolongent de semaine en semaine montrent qu’il y a à l’intérieur de ce pays, une cassure très nette entre la population et le pays. Le pouvoir politique, c’est-à-dire Abdoulaye Wade ne sait pas ce qui se passe dans ce pays. Il se passe des choses extrêmement graves qui illustrent tout simplement la rupture qui s’est installée finalement entre lui et les sénégalais », a analysé sur les ondes de Sud FM, l’expert en politique africaine pour qui, la situation a connu une autre tournure au Sénégal.
 
« On est loin bien évidemment des appels au changement, il y a dix ou douze ans. On est loin de cette espèce d’engouement qu’il y avait au Sénégal pour le pape du Sopi comme on l’appelait, celui qui incarnait le changement et qui forgeait le cours des choses dans le pays. Aujourd’hui on arrive dans une période où à l’évidence la défiance est totale à l’égard du chef de l’Etat sénégalais et qu’il ne reste, j’ai envie de dire qu’une porte de sortie », tranche-t-il.
 
Pour Albert Bourgi, la situation du Sénégal est à peu près comparable au printemps arabe. « C’est un peu la même chose partout, au printemps arabe, comme ce qui s’est passé en Tunis, au Caire, dans certaines villes d’Egypte et d’ailleurs même, dans d’autres pays que l’Afrique », a-t-il rapproché.
 
 
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Lundi 20 Février 2012 - 10:43



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