Bras de fer Etat du Sénégal-Khalifa Sall : la SENELEC se démarque mais charge le maire de Dakar



Le communiqué de la Coalition Taxawu Dakar de Khalifa Sall, s’est voulu sans équivoque hier. Le maire de Dakar soupçonne le pouvoir en place de vouloir mettre des bâtons sur les roues. « Les élections locales sont derrière nous et les sénégalais attendent à ce que les dirigeants travaillent pour l’amélioration des conditions de leurs conditions de vie. Seulement, certaines autorités, sans doute déçus des résultats des consultations locales ne l’entendent pas de cette oreille. En effet, depuis plusieurs semaines, les travaux effectués, par la ville de Dakar, pour l’électrification de l’autoroute sont terminés. Mais après un jour de mise en service, le pouvoir central refuse d’allumer les lampes qui pourtant ont été testées avec succès, à la grande satisfaction des usagers de la route. Il convient donc de signaler que les autorités locales n’ont rien à voir avec l’obscurité constatée le long de l’autoroute.


D’un autre côté si cela a été fait à dessein, pour des calculs purement politiques, le pouvoir doit savoir que la campagne électorale est terminée et que la sécurité des citoyens est au dessus des intérêts partisans. Voilà encore une mauvaise manière de combattre le Maire Khalifa Sall qui vient d’être plébiscité par les Dakarois », chargeait le communiqué parvenu à Pressafrik.com hier. La Société Nationale d’Electricité (SENELEC) réagit. Ce, pour assurer qu’ « ayant une mission publique », elle dépasse les contingences politiciennes». Et la situation est loin de concerner que les lampadaires, elle valable dans plusieurs quartiers.
 

Sans toutefois manquer de faire cette précision : « l'éclairage public est du ressort exclusif des collectivités locales qui doivent s'occuper de l'entretien du réseau, de l'allumage et de l'extinction des feux lumineux ». Mieux, selon les procédures en vigueur : « s'abonner à l'électricité exige la signature d'un contrat par une personne morale qui assume le paiement des factures ». Ainsi, « toute nouvelle extension du réseau d'éclairage public nécessite la mise à jour des puissances souscrites par avenant et le paiement des cautions y afférentes ». Mais le constat est là, selon la SENELEC, «dans le cas des travaux de rénovation de l'autoroute à Dakar, aucune de ces obligations n’a été honorée ». Pis, les services de Pape Dieng, Directeur général de la SENELEC de rappeler l’ardoise de 32 milliards 640 millions de F CFA que lui doivent les collectivités locales dont plus de 24 milliards pour l'éclairage public. Et dont la Ville de Dakar, à elle-seule, est concernée à hauteur de 10.340.000.000 F CFA. 


Mardi 15 Juillet 2014 - 17:48



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