Brésil: le torchon brûle entre indiens et autorités sur la question des terres indigènes

La tension est montée d'un cran au Brésil entre les indiens et les autorités. La mort d’un indigène en fin de semaine dernière a été le détonateur de plusieurs manifestations dans tout le pays. En cause, les terres indigènes occupées par des propriétaires terriens et revendiquées par les indiens : une réclamation vieille de plusieurs dizaines d’années qui est sur le point d’exploser violemment à cause d’un projet de loi très controversé.



Pour les indiens, il y a urgence : un projet de loi prévoit d’attribuer aux parlementaires le droit de participer aux délimitations des terres indigènes.
Pour les indiens, il y a urgence : un projet de loi prévoit d’attribuer aux parlementaires le droit de participer aux délimitations des terres indigènes.
La situation se tend de plus en plus au Brésil à propos des terres indigènes. Face à des Indiens sur le sentier de la guerre, les propriétaires terriens ont décidé de faire appel à l’armée. Objectif : mettre un terme à la vague d’occupation de leurs terres par les indigènes.
La révolte se concentre dans le sud-ouest agricole du pays, où ces dernières semaines, les Indiens ont occupé plusieurs immenses fermes. Ils revendiquent en vain, depuis des décennies, la propriété de ces terres où leurs ancêtres sont nés.
La mort de l’un des leurs, tué par balle la semaine dernière, a été l’étincelle de trop : manifestations, routes bloquées, heurts violents avec les propriétaires terriens se multiplient désormais à travers la région.
Dilma Rousseff tente de calmer le jeu
Pour les indiens, il y a urgence : un projet de loi prévoit d’attribuer aux parlementaires le droit de participer aux délimitations des terres indigènes. Les indiens y voient une tentative du tout puissant lobby agricole au Parlement de museler leurs revendications.
La présidente Dilma Rousseff a promis de mettre en place une aide sociale destinée aux tribus indiennes. La campagne pour les présidentielle de 2014, est déjà lancée, pas question pour la présidente de perdre les voix des 900.000 indigènes que compte le Brésil.
Un défi de taille alors que sur le terrain la situation de dégrade de jour en jour et que le gouvernement doit également faire face à la colère grandissante des indiens sur la question du barrage du Belo Monte.

Sources : Rfi.fr

Dépéche

Mercredi 5 Juin 2013 - 12:27



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