Brûlot: la responsabilité de l’ancien Président Abdou DIOUF et son aide de camp, selon le MFDC



L’accusateur accusé. Le communiqué est du cercle des universitaires et intellectuels du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) qui répondent au brûlot, « Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise ». Selon eux, « l’affaire des publications du colonel Abdoul Aziz NDAW, demeure l’illustration par excellence de l’échec de l’alternance politique et institutionnelle au Sénégal dans les années 2000.  Le Président Abdoulaye WADE n’avait pas su établir une rupture dans le choix des hommes devant mener à bien l’alternance au sein de l’armée sénégalaise ».

 
En effet, indiquent ces derniers, « le Président WADE  avait jugé utile de se séparer du Général Boubacar WANE ancien chef d’état-major particulier du Président Abdou DIOUF dès son arrivée au palais présidentiel, tout en gardant à ses côtés les disciples de ce dernier ». Sur ce point, le cercle des universitaires et intellectuels du MFDC, par rapport « aux soutiens inconditionnels du colonel Abdoul Aziz NDAW », de les « inviter à faire preuve de retenues ». Mais sans oublier d’écorcher ce dernier au passage. Car disent-ils, « l’histoire du colonel Abdoul Aziz NDAW  n’a pas débuté en septembre 1999 en Casamance ».
 

Pis, « ce dernier, en sa qualité de représentant politique et militaire à l’époque en Casamance de l’actuel Secrétaire général de la Francophonie,  faisait partie des ordonnateurs principaux  des massacres de populations civiles en Casamance par l’armée sénégalaise, depuis  1994. De par ses fonctions  politiques comme militaires, le colonel Abdoul Aziz NDAW avait rendu le parquet  et la Gouvernance de Ziguinchor inexistant.  Autrement dit, tous les pouvoirs étaient concentrés entre les mains de ce délinquant pour dire un colonel ».


A leur yeux, « le colonel Abdoul Aziz NDAW crache dans la soupe. Car, il a eu à partager cette soupe avec sa bande d’amis d’officiers supérieurs de l’armée sénégalaise. Ces officiers supérieurs et généraux de l’armée sénégalaise en l’occurrence le colonel Abdoul Aziz NDAW, le général Abdoulaye FALL, le général Yoro KONE, le général Gabar DIOP et le général Babacar GUAYE étaient les hommes de paille du Président Abdou DIOUF et du général Boubacar WANE en Casamance. Toutes les exécutions sommaires de population civile en Casamance sous le commandement de ces officiers supérieurs déjà cités, avaient la bénédiction de l’actuel Secrétaire général de la Francophonie ».
 
 
Martèlent-ils, « le goût pour l’argent du général Abdoulaye FALL est un secret de polichinelle pour toutes les personnes ressources qui ont eu à s’intéresser de près ou de loin au dossier Casamançais à la veille et pendant l’alternance. Cependant, force est de constater, que le général  Abdoulaye FALL  n’était pas le seul crocodile dans la marre en Casamance. La preuve, il n’avait jamais était inquiété à l’époque par son frère le colonel Abdoul Aziz NDAW ».
 

Pour le MFDC, « le général Abdoulaye FALL n’a fait que continuer ce que faisait en Casamance l’ancien patron direct du colonel NDAW en l’occurrence le général Boubacar WANE.  Ce qui nous amène, à nous poser la question de savoir, pourquoi  le colonel NDAW n’avait pas dénoncé à l’époque les magouilles de son mentor le général  Boubacar WANE (ancien Monsieur Casamance) ? Le cercle des universitaires et intellectuels pense donc  que « l’ancien Président Abdou DIOUF et son ancien aide de camp en l’occurrence le général Boubacar WANE, ont été à l’origine de la production de ces délinquants pour dire des officiers supérieurs ou généraux de l’armée sénégalaise. A notre avis, ils devraient être entendus  par l’instruction. En effet, nous soutenons que le colonel Abdoul Aziz NDAW est  un homme frustré. Car, il a été pris de court par l’ascension fulgurante de son jumeau d’hier en Casamance en l’occurrence le Général Abdoulaye FALL, au lendemain de l’alternance ».


 « Le colonel  Abdoul Aziz NDAW était autant corrompu que son compère le général Abdoulaye FALL en Casamance. La justice devrait faire auditer le patrimoine de tous les officiers supérieurs et généraux de l’armée sénégalaise qui ont eu à servir en Casamance, depuis le début du conflit. A nos yeux, le colonel NDAW semble se présenter aujourd’hui en repenti, mais non en puritain. Car, tout ce qui s’assemble se ressemble. Pour ce faire, nous pensons que le témoignage du Gouverneur  de Ziguinchor de l’époque en l’occurrence Monsieur Mame Biram SARR pourrait aider l’instruction  dans l’étude des  personnalités du colonel Abdoul Aziz NDAW et du Général Abdoulaye FALL », chargent ces derniers qui enfoncent le clou :

 
« Le Colonel Abdoul Aziz NDAW ferait plus honneur à sa personne et à la gendarmerie sénégalaise, s’il venait à se confesser  sur sa gestion du conflit en Casamance dans les années 90, notamment sur l’existence de charniers en territoire Casamançais. S’agissant de la participation des supposés combattant du MFDC dans des assassinats d’hommes politiques sénégalais, nous réfutons ces accusations. En effet, un groupe de supposés combattants du MFDC a été créé de toute pièce par le président Abdou DIOUF en 1991, pour accomplir les sales besognes de l’Etat du Sénégal en Casamance. La preuve, ce groupe  n’a jamais depuis son existence combattu l’armée sénégalaise en Casamance », dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com où ils ne manquent pas de conclure en ces termes :
 

« Cependant, ceux qui  prétendaient être  nommés « secrétaire général » du MFDC de manière informelle à un moment de leur existence, par on ne sait quelle assemblée générale, nous les invitons à accepter  leur déchéance par les mêmes procédés ». Avant de clamer : « VIVE LA CASAMANCE LIBRE ET INDEPENDANTE ». 


Jeudi 31 Juillet 2014 - 17:01



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