Burkina: Des candidats à la présidentielle apprécient le rapport de la Commission de la réconciliation

Des candidats à l’élection présidentielle du 11 octobre au Burkina ont apprécié "positivement" le rapport produit par la Commission de la réconciliation nationale et des réformes (CRNR) et rémis au gouvrenement de la transition, lors d’une rencontre avec ses membres mardi à Ouagadougou.



Des candidats comme Françoise Toé, candidate indépendante, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, de l’Union pour la Renaissance/Parti socialiste (Unir/PS) et Tahirou Barry, Parti de la renaissance nationale (Paren) ont loué les efforts fournis par les membres de la CRNR pour mettre à leur disposition "un outil de travail impeccable et consensuel".

 

"C’est un rapport exhaustif qui a pris en compte les vraies préoccupations des Burkinabè qui aspirent à un meilleur vivre ensemble", a apprécié Me Sankara qui soutient notamment l’idée de création du Haut Conseil de sage avec une structure de suivi évaluation, suggérée par les membres de la Commission de réconciliation nationale et des réformes.

 

Selon le président de la Commission, Mgr Paul Ouédraogo, "il était utile que les candidats à la présidentielle aient connaissance de la dimension du pays à travers ce que les membres de la CRNR ont entendu auprès de toutes les personnes auditionnées et qu’ils aient une idée des reformes proposées mais qui correspondent un peu aux aspirations des Burkinabè".

 

Il a par ailleurs souhaité que ces candidats "prennent à cœur la mission qui est la leur pour servir les Burkinabè" et que "dans le cadre du service, la campagne électorale soit apaisée".

 

Lundi la Commission de la réconciliation nationale et des réformes a remis son rapport au chef du gouvernement Isaac Zida, après six mois de travaux.

 

Dans ce rapport les membres de la CRNR ont proposé une synthèse des résultats de leurs audiences avec des victimes et parents de victimes de "tout ordre" notamment, des propositions de réparations morales, financières et administratives, des propositions de réformes et des recommandations qui devraient permettre d’"éviter les violences et les crises à répétition".

 

La commission a mis à la disposition des autorités un avant-projet d’une nouvelle Constitution, dont les dispositions recommandent notamment la suppression du Sénat, la constitutionalisation de l’armée nationale, la Commission électorale indépendante, l’Autorité Supérieure de Contrôle d'Etat (ASCE) et un Haut conseil des sages, chargé de prévenir et gérer les crises institutionnelles et politiques.

 

Pour Me Sankara et Mme Toé ce sont des recommandations qu’il faut "intégralement mettre en œuvre".

 

Les 14 candidats à l’élection présidentielle du 11 octobre devraient signer avec le président de la transition Michel Kafando, les autorités coutumières et religieuses, une charte de la réconciliation nationale, avant que ces derniers n’entrent en campagne.


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Mercredi 16 Septembre 2015 - 00:31



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