Burkina Faso - Affaire Sankara: Blaise Compaoré visé par un mandat d'arrêt international

Blaise Compaoré est visé par un mandat d'arrêt international émis par la justice Burkinabé dans l'affaire de l'assassinat du président Thomas Sankara. L'annonce émane de la défense de la famille de Thomas Sankara alors que le général Gilbert Dienderé, poursuivi dans cette même affaire, a été présenté ce jour au tribunal militaire à Ouagadougou.



Burkina Faso - Affaire Sankara: Blaise Compaoré visé par un mandat d'arrêt international
Près d’une dizaine de personnes ont été inculpées dans le cadre de l’affaire de Tomas Sankara.
Dienderé, inculpé dans le dossier Sankara pour "attentat", "assassinat" et "recel de cadavre" a été auditionné. C’est autour de 10 heures que le général détenu depuis deux mois à la Maison d’arrêt et de correction des Armées (MACA), a été conduit devant le tribunal militaire. Selon la justice militaire, il s’agit de l’entendre sur le tragique évènement du 15 octobre 1987 qui a conduit à l’assassinat de Thomas Sankara et de 12 de ses compagnons. En outre, la publication des résultats des tests ADN du président Thomas Sankara  et de ses 12 compagnons d’infortune, initialement prévus ce lundi 21 décembre 2015 au tribunal militaire de Ouagadougou a été reportée à mercredi.


La supposée tombe de Thomas Sankara avait été ouverte le 26 mai pour déterminer, à partir d’analyses, s'il s’agit bien de la dépouille du ‘Ché africain’’ qui y repose.  Un premier rapport d’examen livré par la justice militaire avait indiqué que le présumé corps de Sankara avait été criblé de balles. Le président Blaise Compaoré a par ailleurs été mis en accusation devant la Haute cour de justice pour ‘’haute trahison’’ et ‘’attentat à la Constitution’’.

Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir fin octobre 2014 par un coup d'Etat populaire alors qu'il s’apprêtait à modifier la constitution pour se représenter. Il a trouvé refuge en Côte d'Ivoire auprès du régime qualifié de "complice" d'Alassane Ouattara. Alors qu'une affaire d'écoute impliquant Guillaume Soro, Dienderé et Bassolé indique que le coup d'Etat avorté de septembre dernier visait à remettre son camp au pouvoir, Compaoré était un très proche et compagnon de lutte de l'ancien président Sankara.

Nombreuses sont les thèses qui pointent sa responsabilité directe dans l'assassinat de ce dernier qui permettra à Compaoré de prendre par la suite le pouvoir au Burkina Faso. Certaines vont même jusqu'à affirmer que c'est Compaoré qui aurait lui même exécuté le 15 octobre 1987 sur ordre de la France, son "frère" Sankara. Reste désormais à savoir si le régime d'Alassane Ouattara, déjà embrouillé avec l'affaire des écoutes, livrera à la justice burkinabé son hôte burkinabé.
source: koaci.com

Dior Niang

Lundi 21 Décembre 2015 - 13:50



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