Burkina Faso: Trois des assaillants de Ouagadougou en fuite

Si trois terroristes ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dernier à l’issue des attaques contre le Splendid Hôtel et le restaurant-bar Le Capuccino, trois autres courraient toujours… On ne l’a appris qu’hier par la voix du Premier ministre français Manuel Valls.



Burkina Faso: Trois des assaillants de Ouagadougou en fuite
La presse burkinabè fait part de son étonnement ce matin, à l’instar de Fazozine : « L’homme de la rue, mais aussi les gouvernements français et burkinabè, sont plus que jamais unis autour des attentats. Sauf que Paris et Ouagadougou ne se réfèrent pas toujours aux mêmes chiffres. Ainsi hier, c’est Manuel Valls, le Premier ministre français, qui déclare que les assaillants seraient au nombre de " six ", dont trois tués. Et non pas trois personnes, comme le soutiennent jusque-là les autorités burkinabè. En tout état de cause, pointe Fasozine, cette guéguerre de chiffres, qui semble mal cacher une concurrence diplomatique et médiatique, rajoute une couche de confusion dans la gestion d’un drame qui continue de choquer à travers le monde. »

En tout cas, Ouagadougou et le pays tout entier ont été durement éprouvés par ces attaques terroristes, avec des répercussions importantes sur le plan économique. C’est que souligne notamment le quotidien le Pays Le Pays : « Le Burkina n’a pas encore fini de pleurer ses morts que l’incertitude économique et sociale des lendemains des attaques terroristes serre les gorges. (…) Les tragiques évènements du week-end dernier pourraient, en effet, accélérer la désintégration du tissu d’une économie déjà durement éprouvée par l’insurrection et les péripéties de la transition. Déjà, les effets sont perceptibles dans la capitale. Beaucoup de commerçants, tétanisés par les évènements, tardent à sortir de l’hypnose. Maintenant, quatre jours après, les volets de leurs boutiques restent clos. Le secteur des maquis et de la restauration suffoque. Le " Ouaga by night " se meurt, pointe encore Le Pays, car les artères de la ville, d’ordinaire si animées, se vident de leurs clients dès 21 h, donnant par endroits à la cité des allures de ville fantôme. Les petits boutiquiers qui vivaient de cette intense activité nocturne, assistent impuissants au déclin de leur chiffre d’affaires. »
Source rfi.fr

Ousmane Demba Kane

Mercredi 20 Janvier 2016 - 09:25



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