Burkina Faso: appels massifs aux électeurs pour s’inscrire et vote

Au Burkina Faso, l'opération exceptionnelle d'enrôlement biométrique des électeurs se déroule timidement. A quelques jours de la fin de l'opération, les campagnes de sensibilisation se multiplient afin d'encourager les populations à s'inscrire sur le fichier électoral. Celui-ci est attendu au terme de l'opération qui concerne plus de trois millions d'électeurs potentiels. Un chiffre loin d'être atteint.



Des milliers de personnes se sont rassemblés à Ouagadougou en soutien au nouveau code électoral sur la transition du pays, le 25 avril 2015. RFI/Yaya Boudani
Des milliers de personnes se sont rassemblés à Ouagadougou en soutien au nouveau code électoral sur la transition du pays, le 25 avril 2015. RFI/Yaya Boudani

Selon les derniers chiffres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), moins de 500 000 nouvelles inscriptions ont été enregistrées sur le fichier électoral d'où les différentes campagnes de sensibilisation.

« Les gens se sont dit : Blaise est parti, c’est fini. Ils ne prennent pas conscience de l’importance de l’enrôlement. Ils se disent qu’il n’y a pas de problèmes ; que même si on ne sort pas, ce n’est plus ces gens-là qui auront le pouvoir. Mais si vous ne voulez pas qu’ils aient le pouvoir, il va falloir sortir, vous enrôler. Si vous ne vous enrôlez pas, vous ne pouvez pas voter. Donc, si nous voulons vraiment un changement, un changement réel conforme aux aspirations du peuple qui est sorti le 30 et 31 octobre, nous sommes obligés de sortir pour nous enrôler », nous dit Safiatou Lopez, présidente de l’Association pour la promotion de la démocratie et la participation citoyenne (APDC).

Nous sommes au lycée municipal Bambata de Ouagadougou. C'est ici que le président de la transition s'est inscrit. Et dans une salle face aux operateurs, Mariam Sankara,  la veuve du président Thomas Sankara, assassiné en 1987 lors du putsch qui porta au pouvoir le président Blaise Compaoré, procède également à son enrôlement.

« C’est la première fois que je vais voter. Je n’ai jamais voté. Si nous souhaitons que les choses changent, c’est à nous de le faire et nous devons le faire par notre vote. Il y a eu une insurrection populaire ; maintenant il faut qu’il y ait une insurrection électorale. Donc les jeunes, les Burkinabè doivent massivement s’enrôler », a appelé Mariam Sankara.

 

Cette opération de révision exceptionnelle du fichier électoral  fait suite à la demande de certains citoyens et de partis politiques.


Rfi.fr

Dimanche 17 Mai 2015 - 12:52



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