Burkina Faso: des jeunes se chargent de l'entretien des routes

Au Burkina Faso, saison des pluies rime avec dégradation des routes. Un peu partout dans la capitale, les eaux de ruissellement ont fortement endommagé le bitume, rendant ainsi difficilement praticables les voies. L'ampleur des dégâts est telle que les services chargés de l'entretien routier n'arrivent pas à refermer les crevasses le plus rapidement possible. Des jeunes réunis au sein d'associations essaient, avec des pierres et de la terre, de refermer certains nids de poule sur des routes dégradées.



Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, sous les eaux, ici en 2009. AFP / Ahmed Ouoba
Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, sous les eaux, ici en 2009. AFP / Ahmed Ouoba

Des pelles en main, Ousmane Sawadogo et ses camarades tentent de vider les flaques d'eau afin de refermer des crevasses. « Nous sommes en train d'enlever l'eau dans le trou, avant de boucher avec de la terre et des cailloux, pour permettre aux usagers d'avoir un accès facile ».

En saison des pluies, le boulevard des Tansoaba situé à l'est de Ouagadougou comme de nombreuses voies devient impraticable. Les eaux de pluie ont dégradé le bitume le long de cette voie. Charly Coulibaly est le gérant d'un restaurant situé à proximité de ce boulevard. «Il y a des tricycles qui tombent ici, des véhicules, surtout nos mamans nos papas à moto, vraiment c'est le désagrément, donc on envoie des cailloux et puis de la terre, mais à chaque fois ça s'en va et puis les trous reviennent », explique-t-il.

Avec des brouettes, pelles, pioches et marteaux, les jeunes de l'association « One village » essaient de rendre praticable une partie de la voie. Boureima Ouedraogo, est un élève en vacances : « casser des briques avec un marteau ça demande de la force, ça demande de l'énergie aussi, ça fait couler la sueur ».

Pendant ce temps, Sali Moyenga et ses camarades filles, sifflet à la bouche, régulent le trafic pour éviter des accidents pendant les travaux. « Nous on ne fait que guider la population parce que ce sont nos frères, nos parents qui empruntent la voie ».

En attendant les travaux d'entretien promis par le gouvernement de la transition, Ousmane Sawadogo et ses camarades continuent d'aider à la fluidité du trafic.


Rfi

Lundi 24 Août 2015 - 10:24



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