Burkina Faso: les chefs coutumiers se prononcent pour le Sénat, mais posent leurs conditions

Au Burkina Faso, c’est la fin des concertations entre le président Blaise Compaoré et les représentants religieux et chefs coutumiers autour de la mise en place de la deuxième chambre du pays, le Sénat. Les coutumiers ne s’y opposent pas, mais à une seule condition, que l’on tienne compte du point de vue des partis de l’opposition. Une opposition politique qui rejette cette institution.



Burkina Faso: les chefs coutumiers se prononcent pour le Sénat, mais posent leurs conditions

Les chefs coutumiers souhaitent la mise en place du Sénat, mais ils ont fait cas au président Blaise Compaoré d’une de leur préoccupation : la préservation de la paix sociale, expliquant qu’ils étaient prêts à siéger au Sénat, s’il est installé, mais qu’il fallait d’abord discuter avec toutes les parties, notamment l’opposition politique.


« Il faut l'entente »


« Nous avons souhaité que le Sénat étant créé par une loi, qu’il y ait toutes les dispositions nécessaires pour que ce Sénat soit préservé et qu’il soit institutionnalisé, fonctionnel, explique le porte-parole de la délégation, le Koupiendieli, roi du Gulmu. Mais auparavant, il faut qu’il y ait la paix, qu’il y ait l’entente avec tous les partis d’opposition dont il faut tenir compte pour aller au fond des choses en toute connaissance de cause ».


Les responsables coutumiers ont ajouté qu’ils reviendront rencontrer le président Blaise Compaoré pour discuter de questions qui n’auront pas trait au Sénat, ni à la situation nationale, mais des problèmes liés à la chefferie coutumière.


Rfi.fr

Mardi 17 Septembre 2013 - 12:16



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