Burkina : Manifestations contre le RSP

Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'un des piliers de l'ancien régime, "ne peut pas prendre en otage l'avenir de tout un peuple", en exigeant la démission du Premier Ministre, a estimé Bénéwendé Sankara, président de l'Union pour la renaissance/parti sankariste, lors d'une conférence de presse.



Des soldats burkinabè lors des manifestations de la société civile en 2014
Des soldats burkinabè lors des manifestations de la société civile en 2014

Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition sous le règne de Compaoré, président de l'Union pour le progrès et le changement, a affirmé pour sa part que "des dissensions de l'armée ne doivent pas venir perturber le fonctionnement normal et l'évolution normale de la transition démocratique’’.

Depuis la chute de Blaise Compaoré fin octobre 2014, le Burkina est dirigé par un ancien diplomate, Michel Kafando qui assure une transition de 12 mois avec comme Premier ministre, Yacouba Zida, précédemment n°2 du RSP.

Des élections sont prévues en Octobre prochain.

Etienne Traoré, le président du Parti pour la démocratie et le socialisme déclare ‘’ soutenir la manifestation de la société civile’’ et appelle ses partisans à sortir pour y participer".

Une vingtaine d'associations de la société civile ont appelé à un meeting ce samedi matin à Ouagadougou "pour dire non à la confiscation de la révolution par le RSP" et exiger sa dissolution.

Le traditionnel conseil des ministres a été suspendu mercredi suite à une grogne des soldats du RSP qui exigeaient la démission du Premier ministre Zida, qui avait publiquement appelé au démantèlement "pur et simple" de ce corps d'élite.

Le lendemain, la garde présidentielle renonçait à cette démission, contre la promesse de sa non-dissolution.


BBC Afrique

Samedi 7 Février 2015 - 14:21



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