Burkina : la revanche des enfants de Thomas Sankara



Les « enfants de Thomas Sankara » tiennent leur victoire et une revanche sur l’Histoire. La jeunesse du Burkina Faso n’a pas vécu l’époque où ce capitaine révolutionnaire présidait aux destinées du pays (de 1983 à 1987), mais vingt-sept ans après l’assassinat de cette icône africaine qui roulait en R5 mais dont les idées filaient à la vitesse d’un bolide, son aura, ses pensées, continuent d’infuser les esprits.
 
La chute de Blaise Compaoré est le résultat d’une conjonction de facteurs politiques et sociaux, mais l’insurrection populaire qui a balayé le pouvoir, vendredi 31 octobre, n’aurait jamais été possible sans le niveau d’éducation politique propre à ce pays, dont Thomas Sankara était lui-même le produit.
 
Sur le campus universitaire de Ouagadougou, un jeune homme juché sur une table en béton lance le débat du jour. Le thème est inscrit à la craie sur un tableau noir : « Faut-il laisser les militaires au pouvoir ? » « Nous avons réussi à mettre hors d’état de nuire un dictateur de haut niveau et c’est vous qu’il faut féliciter, même si vous n’êtes que 1 % de la population. Ce n’est pas le nombre qui fait la vérité mais la vérité qui fait le nombre », lance-t-il en guise de préambule à l’assistance. « C’est le peuple qui a fait la révolution. Les militaires auraient pu mettre fin au régime depuis longtemps, mais là, c’est nous qui les avons appelés à prendre leurs responsabilités. On les exhorte donc à laisser le pouvoir », clame un premier orateur.
« Zida va nous embobiner » « Qu’ils nous laissent enfin resp...LeMonde

lemonde.fr

Vendredi 7 Novembre 2014 - 12:11



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