Burkina : "tout le monde veut la paix"

Le lieutenant-colonel Zida a rencontré mardi le, chef traditionnel burkinabè extrêmement respecté à Ouagadougou pour tenter de trouver une solution à la crise burkinabè.



(photo d’archives) Archevêque de Ouagadougou Philippe Ouedraogo (G) félicite le chef traditionnel burkinabé Mogho Naba Baongo (D), roi des Mossi, au carré de la Place de la Nation à Ouagadougou le 19 Août 2012,
(photo d’archives) Archevêque de Ouagadougou Philippe Ouedraogo (G) félicite le chef traditionnel burkinabé Mogho Naba Baongo (D), roi des Mossi, au carré de la Place de la Nation à Ouagadougou le 19 Août 2012,

Le chef de la communauté des Mossi l'a reçu depuis son trône avec, à ses côtés, l'archevêque Philippe Ouédraogo et l'imam Sana Aboubacar, le chef de la communauté musulmane.

Prenant la parole après sa rencontre avec le colonel Zida, le chef de la communauté des Mossi a indiqué que "les gens veulent la paix et que les militaires doivent faire tout leur possible pour démarrer le processus de paix dans le pays. Nous avons dit à l’armée qu’elle se devait de faciliter ce processus de paix, parce que tout le monde veut la paix.

Critique du régime

Aucun leader religieux ne s’était exprimé depuis la démission de Blaise Compaoré vendredi 31 octobre.


Après l'ultimatum posé par l'Union africaine lundi, le lieutenant-colonel Isaac Zida et l’armée disposent d’un délai de deux semaines pour rendre le pouvoir aux civils.
Après l'ultimatum posé par l'Union africaine lundi, le lieutenant-colonel Isaac Zida et l’armée disposent d’un délai de deux semaines pour rendre le pouvoir aux civils.

Dans une longue lettre pastorale adressée au Chef de l'État en 2013, les Évêques avaient d’ailleurs critiqué le régime en estimant que la gouvernance était "de plus en plus déconnectée de la réalité et de l'éthique sociale".

En effet, l’Église catholique s’inquiétait pour la paix et l'équilibre social, et avait rejeté la prochaine mise en place du Sénat.

Tensions latentes

Même si le calme est revenu dans les rues de la capitale, un commerçant a indiqué au correspondant de la BBC qu’il pressentait de nouvelles manifestations si l'armée reste au pouvoir.


Après avoir démissionné le vendredi 31 octobre après 27 ans au pouvoir, le président Blaise Compaoré s'est réfugié avec sa famille en Côte d'Ivoire
Après avoir démissionné le vendredi 31 octobre après 27 ans au pouvoir, le président Blaise Compaoré s'est réfugié avec sa famille en Côte d'Ivoire

Le président Blaise Compaoré a démissionné vendredi 31 octobre après 27 ans au pouvoir. Il a fui avec sa famille en Côte-d'Ivoire alors que de violentes protestations faisaient rage dans plusieurs villes du pays.

Une dizaine de morts et plusieurs blessés sont recensés par des ONG internationales même si le bilan humain est pour le moment difficile à évaluer.


BBC Afrique

Mercredi 5 Novembre 2014 - 09:11



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