Burundi: Nkurunziza salue un «modèle» aux funérailles de l'ex-président Bagaza

Des funérailles nationales étaient organisées ce mardi 17 mai pour l'ex-chef de l'Etat burundais Jean-Baptiste Bagaza, décédé la semaine dernière dans un hôpital de Bruxelles. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1976, il en a été chassé de la même manière en 1987 et est unanimement salué aujourd’hui pour son action de bâtisseur du Burundi moderne. Depuis sa disparition, les autorités n'ont reculé devant aucun honneur pour célébrer sa mémoire. Et c'est en présence de l'actuel chef de l'Etat que cet ancien président tutsi a été inhumé dans sa propriété du quartier résidentiel de Kiriri sur les hauteurs de la capitale.



Le principal temps fort de la cérémonie, retransmise en direct à la télévision, a été le discours de Pierre Nkurunziza. Il a appelé les Burundais à faire de Jean-Baptiste Bagaza un « modèle » pour sa contribution au développement du pays, mais aussi, a-t-il expliqué, parce que sous sa présidence le pays n'a pas connu de « conflit ethnique ». Une précision remarquée alors justement que Pierre Nkurunziza est accusé d'attiser la fibre ethnique pour garder le pouvoir, ce qu'il a toujours nié. La veille, déjà, le chef de l'Etat avait assisté à la messe donnée en l'honneur de l'ancien président et, après trois journées de deuil national, il s'est recueilli devant le corps Jean-Baptiste Bagaza exposé dans le hall de l'Assemblée nationale. Certains voient dans ces hommages répétés à un ancien président tutsi un geste d'apaisement en cette période de crise. Quand d'autres s'interrogent sur une possible opération de communication. D'autant que le président Bagaza semble faire l'unanimité. Même l'évêque de Bujumbura a salué sa mémoire mardi, précisant que, de son vivant, il s'était réconcilié avec l'Eglise catholique. Allusion à ses démêlés avec Rome du temps où il était au pouvoir, considérés comme l'une des raisons de sa chute. Source: Rfi.fr


Mercredi 18 Mai 2016 - 07:38



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter