Burundi: enquête en cours après la tentative d’assassinat contre Willy Nyamtwe

​Au Burundi, le responsable de la Communication du président donne de ses nouvelles sur son compte Twitter. Willy Nyamitwe indique qu'il va bien après l'attaque qui l'a visé lundi soir à Bujumbura. Il se dit attristé par la mort d'un de ses gardes du corps. Le conseiller est l'une des personnalités les plus influentes du régime.



L’attaque s'est passée aux alentours de 21h30, heure locale. Willy Nyamitwe sortait d'une réunion à la présidence et rentrait chez lui dans le quartier de Kajaga, à quelque 10 kilomètres à l'ouest de Bujumbura. Apparemment, les assaillants avaient bien préparé leur coup. Willy Nyamitwe a été accueilli par des tirs nourris et l'explosion d'une grenade, au moment où il sortait de la route principale et prenait une petite rue qui mène chez lui. Il a donc été légèrement blessé au bras, un de ses gardes du corps a été tué sur-le-champ et son chauffeur blessé également.
 
Ses assaillants s'étaient cachés dans un bâtiment encore en construction, pas loin de sa maison. Des soldats qui étaient de faction dans les environs sont intervenus et les ont fait fuir, ce qui a sans doute sauvé la vie de Willy Nyamitwe.
 
Le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, vient d'annoncer au cours d'une conférence de presse qu'une enquête est déjà en cours. Pour l'heure, les forces de l'ordre ont déjà arrêté un sous-officier de l'armée en lien dit-il avec les commanditaires de cette tentative d'assassinat qui seraient basés au Rwanda voisin. Le Rwanda qui est la véritable bête noire du pouvoir burundais qui l'accuse d'être à l'origine de tous ses maux. Le porte-parole a également précisé que le groupe d'assaillants était composé de cinq à dix personnes, qui ont pu s'échapper pour le moment, mais ces personnes sont activement recherchées.
 
Peu d'éléments donc pour le moment, mais en l'absence de toute revendication, pouvoir et opposition s'accusent mutuellement d'être responsables de cette tentative d'assassinat, une tentative qui survient après des mois d'accalmie et qui vient rappeler que le Burundi est toujours en crise. Une crise née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat et qui dure depuis plus d'un an et demi.

rfi.fr

Mardi 29 Novembre 2016 - 18:34



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