Hassan Ruvakuki a déjà passé plus de dix mois en prison.
Une fois encore, ce sont des centaines de personnes qui ont suivi, massées à l’extérieur de la salle d’audience, le procès en appel de Hassan Ravakuki et de ses 22 co-prévenus. A l’intérieur, des diplomates occidentaux, des journalistes, ont écouté pendant sept heures trois prévenus plaider leur cause. Ils n'avaient pas eu cette chance en première instance devant une juridiction qui les a pourtant condamnés à la prison à vie.
Les trois ont plaidé non coupable pour contester une accusation qui n’est fondée que sur des aveux arrachés aux prévenus. Un des avocats de la défense est convaincu du dossier vide de l'accusation : « Aujourd’hui, on est en face d’un ministère public qui ne s’appuie vraiment sur rien ».
Les avocats du correspondant de RFI en swahili avaient demandé, jeudi 18 octobre au début de l’audience que le procès soit instruit sans interruption. Mais surprise, le président de la cour d’appel, Fulgence Ruberintwari, a annoncé un nouvel ajournement du procès en invoquant une invitation adressée à la cour par le gouverneur de la province, ce qui a provoqué un grave conflit.
Plusieurs avocats, trop en colère, n’ont pas voulu s’exprimer. Patrick Nduwimana, le directeur de Bonesha FM, la station qui emploie Hassan Ravakuki, s’est donc adressé à la presse : « Le gouverneur vient empêcher la justice, la Cour de travailler. Est-ce que vous trouvez cet argument vraiment fondé ? Pourquoi à la dernière minute, il y a ce changement ? Il y a du non-dit ».
Le procès du correspondant de RFI, Hassan Ruvakuki, et de ses 22 co-accusés devrait reprendre le 25 octobre 2012.
Source: RFI
Les trois ont plaidé non coupable pour contester une accusation qui n’est fondée que sur des aveux arrachés aux prévenus. Un des avocats de la défense est convaincu du dossier vide de l'accusation : « Aujourd’hui, on est en face d’un ministère public qui ne s’appuie vraiment sur rien ».
Les avocats du correspondant de RFI en swahili avaient demandé, jeudi 18 octobre au début de l’audience que le procès soit instruit sans interruption. Mais surprise, le président de la cour d’appel, Fulgence Ruberintwari, a annoncé un nouvel ajournement du procès en invoquant une invitation adressée à la cour par le gouverneur de la province, ce qui a provoqué un grave conflit.
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Source: RFI
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