Burundi: mobilisation nationale contre le trafic humain sexuel

Fin septembre, la présidente d’une fondation canadienne, Justice et équité, administrait un véritable électrochoc à la société burundaise, en dénonçant un trafic humain sexuel visant surtout de jeunes filles mineures et qui dépassait tout ce que l’on pouvait imaginait. Force est aujourd’hui de constater que cette thérapie de choc semble avoir été salutaire dans ce pays.



Burundi: mobilisation nationale contre le trafic humain sexuel

Depuis un mois et demi et les révélations chocs de la canadienne Florence Boivin Roumestan, tout le monde est mobilisé au Burundi. Le Conseil national de sécurité, présidé par le chef de l’Etat en personne, a pris le dossier en main. L’administration et la police sont à l’œuvre. Et la population burundaise, qui ne voyait rien jusqu’ici, a ouvert les yeux, semble-t-il. Du coup, les résultats sont là.

 

« Il y vraiment a une mobilisation générale », s'enthousiasme la présidente de la fondation Justice et équité. « Nous sommes submergé par les cas. Rien que nous, dans notre fondation, nous en avons quatre ou cinq par jour, des cas de victimes de trafic humain. »


Réseaux démantelés


Sur le front judiciaire, les choses ont également bougé au Burundi. Des réseaux des trafiquants ont été démantelés dans plusieurs villes du pays. Des maisons closes, qui avaient pratiquement pignon sur rue, ont été fermées. Des victimes ont été rapatriées, notamment du Liban. De quoi réjouir Florence Boivin Roumestan, qui n’en revient toujours pas.


« Il y a des arrestations tous les jours. Il y a des poursuites [judiciaires] tous les jours, alors que, pendant des années, il n’y avait même pas eu une poursuite. Je n’ai jamais vu une mobilisation aussi rapide ! »


Police burundaise des mineurs


La police burundaise des mineurs a pendant longtemps été paralysée. Aujourd’hui, ses moyens ont été accrus. Des agents vont être déployés dans toutes les provinces du pays, des arrestations sont opérées. Bref, de quoi enfin réjouir la colonelle Christine Sabiyumva : « Nous en sommes encore au début, mais je suis optimiste, car c’est une question qui ne concerne pas uniquement notre unité, mais tout le monde. »


Rfi.fr

Dimanche 10 Novembre 2013 - 14:06



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