CAN 2012 - Bilan première journée: le Gabon et la Guinée et Equatoriale peuvent y croire encore



CAN 2012 - Bilan première journée: le Gabon et la Guinée et Equatoriale peuvent y croire encore
Guinée Equatoriale et Gabon : des organisateurs au niveau
Si la plupart des observateurs s’accordaient pour reconnaître la solidité des Panthères du Gabon, beaucoup en revanche émettaient des réserves sur la capacité de la Guinée Equatoriale à présenter une équipe à la hauteur. Trois matches plus tard, ces pronostics pessimistes ont volé en éclat. Constituée à coup de naturalisations de complaisance (avec des joueurs espagnols, camerounais, brésiliens mais aussi un Libérien), le Nzalang Nacional est à la hauteur, alors même qu’il a changé de coach dans le mois précédant la CAN. Si sa défense centrale et son gardien ne sont pas toujours rassurants, l’équipe sait utiliser à bon escient la largeur du terrain, et le jeu long assez précis de ses milieux de terrain fait partie de ses atouts. Avec deux victoires en trois matches, les Equato-Guinéens, deuxièmes du groupe A, n’auront pas la tâche facile contre la Côte d’Ivoire. Quant aux Panthères du Gabon, elles ont réussi le carton plein dans leur groupe. Avec les deux équipes phares du Maghreb comme adversaires, la performance est à souligner. Malgré des débuts de match souvent moyens, les hommes de Gernot Rohr font montre d’une force mentale et d’une solidarité sans grand égal dans le tournoi. Leur attaquant Pierre-Emerick Aubameyang, déjà auteur de trois buts, est bien parti pour être la star de cette édition. Avec sa belle circulation de balle, sa vitesse d’exécution et sa solidité défensive, le Gabon est un champion d'Afrique en puissance...

Côte d’Ivoire et Ghana : des favoris qui assument, en attendant de convaincre

Sans doute logée dans le groupe le plus faible de la compétition, la Côte d’Ivoire a logiquement remporté ses trois matches. Paradoxalement, les hommes de François Zahoui n’ont vraiment convaincu que lors de la troisième rencontre, avec une équipe de réservistes désireux d’introduire le doute dans l’esprit de leur sélectionneur. Pour le reste, les Eléphants ont assuré le service minimum, avec un jeu collectif sans éclat et un déficit d’inventivité ans l’entrejeu. Les grands anciens (Drogba, Zokora, etc.) ne sont plus tout à fait ce qu’ils étaient, et les nouveaux doivent encore gagner en assurance. Souvent passés à côté de leurs tournois après avoir réussi des premiers tours de haute volée, la Séléphanto fera-t-elle l’inverse cette année ? Une telle bonne surprise n’est pas à exclure si l’on se fie aux discours des joueurs. Comme attendu, le Ghana a également terminé premier de son groupe. Jamais vraiment brillante sinon sur les coups de génie d’Asamoah Gyan ou André Ayew, cette équipe donne l’impression d’un rouleau compresseur qui, lentement, patiemment et implacablement, fait plier son adversaire. Elle reste l’un des principaux favoris pour la victoire finale. La faille dans sa cuirasse est pour l’heure son gardien, Adam Kwarasey, très fébrile sur les balles aériennes.

Maroc et Sénégal : les stars ne font pas tout…

Ce sont les deux grosses déceptions de cette édition 2012. Eliminé au bout de deux matches perdus, le Maroc est passé à côté de son tournoi. Sans doute encore trop jeune et inexpérimentée en Afrique pour réussir dans une CAN, cette équipe a joué par intermittence, baissant souvent de pied en fin de match. Avec plusieurs joueurs importants étaient en méforme (Chamakh) ou décevants (Benatia), et une préparation sans doute pas optimale, les Lions de l’Atlas échouent en phase de poules pour leur troisième participation consécutive. Mais la plus grande sensation de ce premier tour est venue de l’élimination du Sénégal. Les Lions de la Teranga sont éliminés de la CAN avec 0 point en 3 matches. Beaucoup de joueurs, très sollicités par leur club, sont arrivés à la CAN émoussés. Le sélectionneur Amara Traoré s’est sans doute montré trop confiant avant l’épreuve, s’abritant à l’excès derrière les excellents résultats des Lions de la Teranga en éliminatoires. Enfin, le Sénégal a été victime du déséquilibre de sa liste des 23 sélectionnés, avec une surabondance de défenseurs centraux, de milieux défensifs axiaux et d’attaquants de pointe, et un déficit de joueurs de couloir et de milieux créatifs.

La Guinée nous manquera
Si le groupe D a vu les qualifications du Ghana et du Mali, c’est la Guinée, 3ème et première éliminée, qui en aura été l’équipe la plus enthousiasmante. Encadrés par quelques vieux routiers issus de l’équipe des années 2000 (Dianbobo Baldé, Pascal Feindouno, Ismaël Bangoura), les jeunes pousses du Syli national, coachées par Michel Dussuyer, auront souvent régalé le public de Franceville. S’ils n’avaient pas mis un match à régler la mire, les Ibrahima Traoré, Sadio Diallo et autre Abdoul Razzagui Camara auraient pu prétendre à mieux que cette élimination précoce. Saluons leur football véloce et inspiré, alliant le dribble et la prise de risque individuelle à un sens très collectif du mouvement, et espérons les revoir dès la CAN 2013.

Niger, Botswana : le difficile apprentissage

Qualifiés sur le terrain pour la première phase finale de leur histoire respective, le Niger et le Botswana avaient avant tout pour ambition de figurer honorablement. Ce fut le cas dans l’ensemble pour le Mena national. Dommage que l’équipe dirigée par Rolland Courbis ait perdu trois joueurs sur blessure dès le premier match, et que Moussa Maazou n’ait pas su concrétiser ses nombreuses occasions contre la Tunisie. Quant aux Zebras, ils auront pris le seul gros carton de cette CAN 2012 contre la Guinée (6-1). La touche magique des éliminatoires, qui vit le petit poucet d’Afrique australe se qualifier en premier, n’était pas présente au Gabon.

Patrick Juillard, à Libreville (Rédaction Football365/FootSud)


Samedi 4 Février 2012 - 12:44




1.Posté par abessem essotlina essotina le 08/02/2012 13:13
je pense que malgre la performance de la cote d'ivoire elle n'aura pas la coup et drogba sera desus ainsi que sonpresident

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