CDM 2014: L'heure de vérité pour le Brésil !



Soixante-quatre ans après le "Maracanazo", cette défaite à la maison contre l'Uruguay pour le titre de champion du monde, le Brésil affronte la Croatie en ouverture de son 2e Mondial, avec la pression de 200 millions de supporteurs sur les épaules et certains doutes sous les crampons.

Les 23 Brésiliens emmenés par Luiz Felipe Scolari, l'entraîneur du titre 2002, savent qu'ils n'ont d'autre choix que de remporter à domicile le "Hexa" (sixième titre mondial) et pour cela de commencer par une victoire à Sao Paulo à l'Arena Corinthians, où la peinture sera encore fraîche pour accueillir les joueurs. 

Jamais une équipe n'a eu autant de pression sur ses résultats. "Nous avons l'obligation de gagner le titre. On n'organise pas la Coupe pour être troisième ou quatrième", a résumé "Felipao", alias Scolari, qui a su créer une union sacrée autour de sa personne.

Neymar 'le crack'
 

Les Brésiliens ont la faveur de la plupart des pronostiqueurs.
La seleçao offre un jeu solide avec "la meilleure charnière centrale du monde" (Thiago Silva-David Luiz), selon le milieu défensif Luiz Gustavo et surtout sa star Neymar, en qui des millions de Brésiliens voient le successeur du roi Pelé.

A 22 ans, le gamin pourrait suivre les pas de son glorieux aîné, qui s'était révélé au monde à 17 ans en Suède en 1958. La vedette, qui n'a pas complètement confirmé en Europe le statut qu'il a au Brésil, a réalisé une superbe Coupe des confédérations en 2013, et a le soutien de tous ses coéquipiers.
"Tout le monde sait que Neymar est le crack, le joueur spécial", souligne Fred, le titulaire du poste d'avant-centre au Brésil, chargé d'ouvrir les brèches.

Neymar, qui a eu par le passé des comportements d'enfant gâté, prêche lui le réalisme: "Le beau jeu est la dernière chose dont on se soucie, on se soucie d'abord de gagner". Si Scolari a su insuffler de la confiance à son équipe, il reste que certains secteurs sont sujets à caution.
 

AFP

Mercredi 11 Juin 2014 - 14:28