CDP: 200 cas de plaintes contre les vidéos surveillances

A l'actif de la Commission de Protection des Données, un séminaire de sensibilisation portant sur la protection des données à caractère personnel en langue wolof, s'est tenu hier. Une occasion pour la présidente de ladite structure, Awa Ndiaye d’informer que «toute installation d’une vidéo surveillance sans l’accord de la CDP est sanctionnée». Et celle-ci « ne pourrait être une preuve légale devant la loi».



CDP: 200 cas de plaintes contre les vidéos surveillances
Les activités de la CDP restent encore méconnues du grand public, affectant ainsi la protection due à la vie privée des individus et à leurs données à caractère personnel. C’est dans ce cadre que la CDP, voulant atteindre une cible bien précise, a organisé un séminaire en langue wolof.

Selon la présidente de la CDP, «ce séminaire a une intention de cibles bien précises. Nous avons déjà eu à faire des formations, un forum national et international a été aussi organisé à la CDP. Mais cette fois nous souhaitions parler à certaines catégories, à certains corps de métiers», a déclaré Awa Ndiaye.
  
«Nous avons constaté que des caméras, des vidéos surveillances prolifèrent dans ce pays : dans chaque cantine de Sandaga, dans chaque boutique, dans chaque atelier tailleur et dans les domiciles privés également. Ce n’est pas interdit car tout le monde a le droit de s’occuper de sa sécurité», a-telle avancé.

Non sans préciser que «cette tendance n’est pas sans contrainte (car) régie par une loi appelée : loi de protection des données à titre personnel qui régule toutes les vidéos surveillances».

Abordant «le problème avec certains corps de métiers tels que l’informel, dans la langue Wolof tout en sachant qu’ils sont plus à l’aise dans cette langue», cette rencontre «a eu aussi pour objectif de parler de la loi sur la protection des données à caractère personnel, parler des missions de la CDP et également parler de certains problèmes récurrents que la structure rencontre».

La présidente d'informer que  "200 cas de plaintes contres les vidéos surveillances ont été enregistrées par la CDP" dont le rôle n’est pas seulement de sanctionner, elle a aussi le devoir d’encadrer les gens dans l’installation des vidéos surveillances.

"Toute personne désirant installer une vidéo surveillance dans sa boutique, son atelier, son entreprise privée ou ailleurs, doit au préalable déclaré cela auprès de la CDP", a souligné l'ancienne ministre sous Wade. 

Au cas échéant, "des sanctions telles que administratives et même pénale peuvent être appliquées» .
 

Aminata Diouf

Vendredi 25 Novembre 2016 - 07:47



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