COP 21: l'Afrique craint un réchauffement climatique de trois degrés

A la veille de la clôture de la conférence sur le climat fixée vendredi 11 décembre 2015, Laurent Fabius, président de la COP 21, aimerait trouver et valider un accord. Une nouvelle mouture du texte a été présentée le mercredi 9 décembre 2015 en début d'après-midi dans lequel plusieurs points essentiels n’ont pas encore été tranchés, réamorçant un début d'optimisme dans le groupe Afrique.



Paris le sait, l’Afrique attend de la COP21 des engagements concrets. Et les points essentiels relatifs au réchauffement climatique n’ont pas encore été clairement décidés dans le dernier texte en négociation, expliquant l’optimisme des négociateurs africains. Pour que l’accord soit ambitieux et réponde aux attentes du continent, il devra tenir compte de plusieurs lignes rouges.

La première question cruciale est celle du réchauffement climatique« Si l’on dit une limitation de l’augmentation des températures à deux degrés au niveau mondial, ça veut dire trois degrés pour l’Afrique d’où la raison d’avoir une limitation de 1,5 degrés voir même le plus bas possible », explique Seyni Nafo, le porte-parole du groupe Afrique. Cette exigence, dont l’échéance est fixée à l’année 2100, se justifie par la position géographique du continent : « Il y a des facteurs qui fait qu’il y a 50% de réchauffement en plus qu’au niveau global », poursuit encore Seyni Nafo.

La question du financement n’est pas une ligne rouge

Autre demande : celle d’une prise en compte de la vulnérabilité du continent. L’Afrique demande à être mentionnée dans le texte à chaque fois que les pays les moins avancés et les petits états insulaires le sont, notamment dans le préambule. « Ces paramètres vont permettre, sur le long terme, de nous assurer que le changement climatique à le moins d’impact possible sur la trajectoire de développement », détaille le porte-parole du groupe Afrique.

Un traitement préférentiel au même titre que les pays les moins avancés qui va permettre une certaine flexibilité pour arriver à réduire les émissions de CO2 et un accès prioritaire au financement octroyés par les pays développés. Pour l’optimiste Seyni Nafo, la question des financements  n’est pas une ligne rouge, elle se règlera à un niveau politique au dernier moment.

Source : Rfi.fr



Jeudi 10 Décembre 2015 - 09:57



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