COP22: l'Afrique bénéficie d’un financement de près de 5 milliards de dollars

La capitale sénégalaise, Dakar, a accueilli vendredi une conférence de restitution de la COP22 qui s’est à Marrakech au Maroc. Une rencontre axée sur thème « les énergies renouvelables face aux défis climatiques au Sénégal et globalement en Afrique ». La rencontre est à l’actif de l’observatoire des valeurs sociétales et éthiques des Organisations (OVEO).



COP22: l'Afrique bénéficie d’un financement de près de 5 milliards de dollars
La 22ème Conférence des parties (COP22), qui a regroupé 196 pays plus l’Union africaine, a eu pour objectif de négocier un accord global: «Les pays développés aident les pays en développement». Et, dans cette rencontre, le président du groupe des négociateurs africains a souligné que «l’Afrique avait trois (3) objectifs à relever». 
 
«D’abord, il s’agissait de se mettre d’accord sur une feuille de route pour élaborer les modalités, procédures et décrets d’application de la Cop21. Ensuite, il était question d’amplifier l’action et enfin prioriser l’adaptation», a listé Sény Nafo.
 
Avant de rappeler que: «La 21ième conférence des parties (COP21), organisée par les Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) à Paris (France), a permis à 53 pays africains sur 54 de présenter leur plan de lutte contre le réchauffement climatique».
 
Pour renforcer cette opportunité, a-t-il indiqué: «Les participants de la COP22 ont lancé un grand partenariat entre pays développés et pays en développement pour pouvoir assister les autres régions dans la montée en puissance en terme de capacité».
 
 Sur ce, «l’Afrique avait deux (2) grandes initiatives: Le développement et l’adaptation», a avancé le président du groupe des négociateurs africains.
 
Pour Sény Nafo, «l’adaptation, c’est gérer les impacts du réchauffement climatique». Mais «sur le total du financement climat au niveau mondial, l’Afrique n’a reçu que moins de vingt pourcent (-20%)», a déploré le président des négociateurs africains".
 
 A l'en croire, l’Afrique avait voulu que l’adaptation soit priorisée, en ce sens un engagement de doubler la part de l’adaptation dans la mobilisation de ces financements a été pris à Marrakech.
 
Selon lui, «le fond vert climat a connu un financement d’un montant de 10 milliards de dollars et  l’Afrique, y a un portefeuille de 4 milliards 300 millions de Dollars ». «Pour l’Afrique, l’intégration du climat et la planification de développement ne sont ni un effet de mode ni un luxe; soit on le fait maintenant de manière assez sérieuse, soit dans cinq (5) ou dix (10) ans, on va subir ses impacts. Donc, on n’a pas le choix», a conclu le président du groupe des négociateurs africains.

Aminata Diouf

Vendredi 2 Décembre 2016 - 16:26



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