CREI : Abdoulaye Baldé en route pour rejoindre Karim, ses partisans menacent

Ladite convocation annoncée puis reportée après les élections locales du 29 juin dernier, c’est aujourd’hui que l’ancien dignitaire du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) devenu leader de l’Union des Centristes du Sénégal (UCS), devrait déférer à l’appel de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Ceci, dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis qui vaut à Karim Wade, son collaborateur dans l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Devant le Procureur spécial, Alioune Ndoa, c'est une mise en demeure qui attend le maire de Ziguinchor qui a repris son fauteuil lors des dernières locales. Depuis la capitale du Sud où ils ont fait face à la presse, ses partisans ne manquent pas de menacer le Président Sall contre toute action contre leur leader. Ils soupçonnent Macky de vouloir régler ses comptes avec Abdoulaye Baldé après que la Casamance lui a dit non le 29 juin dernier.



L’affaire est soulevée en mi juin. En effet, de l’Agence Nationale pour l’Organisation de la Conférence Islamique (ANOCI) qu’ils géraient ensemble, Karim Wade et Abdoulaye Baldé risquent de se retrouver ensemble à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss. Le cas de Karim presque soldé avec la date du procès même fixée, place au cas de l’ancien responsable du PDS et ministre des Mines dans le viseur de la CREI. Abdoulaye Baldé non moins leader de l’Union des Centristes du Sénégal (UCS) alors en lice pour les locales du 29 juin, la sentence avait été donc reportée.


Mais la réplique du côté d’Abdoulaye Baldé n’avait pas tardé à tomber. Dénonçant une campagne de déstabilisation contre sa personne, le maire de Ziguinchor d’ironiser en ces termes : « Je n'ai pas un milliard dans mon compte, ni au Sénégal, ni à l'étranger. Si cette somme existe, qu'ils le mettent au trésor ». Mieux, «Jusqu'à l'extinction du soleil, personne ne pourra prouver qu'il s'est illicitement enrichi».
 

Mais le rendez-vous électoral derrière, la machine judiciaire a fini de se mettre en branle contre l’ancien dignitaire libéral. Il est attendu ce vendredi à la CREI où il devrait récolter une mise en demeure pour justifier ses biens estimés à plus d’un milliard de F CFA. Ses partisans qui ont annoncé la couleur depuis la capitale du Sud, de menacer le Président Sall contre toute action contre leur leader. Selon eux, c’est le verdict des urnes que lui serait resté en travers de la gorge et que le Président chercherait à évacuer. 


Vendredi 11 Juillet 2014 - 11:00



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