CRIEF en lieu et place de la CREI: droits de l’hommiste et avocats applaudissent




Ils ne regretteront pas la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) du procureur spécial, Alioune Ndoa et saluent la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF). Membre de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), Alassane Seck est le premier a monté au créneau pour applaudir des deux (2) mains.  Constatant un réajustement de la procédure dans le sens positif du respect des droits humains, le droit de l’hommiste sert qu’au niveau des droits de l’homme, « ce que nous dénoncions, c’était cette situation presque autoritaire qui consistait à juger une fois pour toute sans appel un justiciable, un sénégalais accusé de détournements ou enrichissement illicite. Que ce dernier ne puisse pas avoir la possibilité de se défendre, posait un problème de droit ».


Aujourd’hui, le contexte est bien balisé car met-il en exergue, il y a « possibilité de faire appel dans les deux cas aussi bien au niveau de la Chambre d’accusation qu’en procès ». Avocat à la Cour, Me Khassimou Touré qui précise avoir visité le projet de loi qui devrait enterrer la CREI, appréciera : «  Nous sommes revenu à l’orthodoxie des textes et de la procédure parce que justement la CREI mettait tout le monde mal à l’aise aussi bien les acteurs de la justice que les justiciables. Il fallait donc trouver un créneau, un arsenal juridique qui interdirait le commerce juridique et qui procéderait d’un assainissement des règles qui organisent la CREI…On peut retenir que c’est un projet majeur dans l’arsenal juridique sénégalais ».


Selon Me Touré sur les ondes de la Rfm, on est revenu au principe qui gouverne une bonne administration et une bonne justice. Pour le membre de la LSDH, la CRIEF n’a qu’un seul travers, son nom qui sonne ironise Alassane Seck comme, « un grief contre la CREI ». 


Mardi 18 Février 2014 - 14:17



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