Caisse d'avance - Mairie Dakar: le Conseil municipal retrace les fonds et blanchit Khalifa Sall



Le Conseil municipal s'est réuni au moment où la situation de la Ville de Dakar est marquée par le placement en détention provisoire à la Maison d’Arrêt de Reubeuss du maire Khalifa Ababacar SALL et ses collaborateurs, Mbaye TOURE, Directeur de l’Administration et des Finances, de Monsieur Ibrahima Yatma DIAO, Chef de la Division financière et comptable, de Monsieur Amadou Moctar DIOP, Coordonnateur de l’Inspection générale des Services municipaux, de Monsieur Yaya BODIAN, Chef du Bureau du Budget et de Madame Fatou Traoré SAMB, Assistante du Directeur de l’Administration et des Finances.

Le Bureau municipal, «fidèle à la démarche de gestion inclusive et participative impulsée par le Maire de Dakar, Monsieur Khalifa Ababacar SALL, a convoqué le Conseil municipal en session ordinaire ce vendredi 31 «afin de tenir une séance plénière d’information et de partage sur la situation qui prévaut au sein de l’Institution municipale», précise le communiqué parvenu à Pressafrik.com. 

La convocation du Conseil municipal en session ordinaire répondant «aux exigences légales et réglementaires de fonctionnement de l’organe délibérant, la première session de l’année après celle consacrée au vote du budget, s’inscrit dans l’agenda normal de convocation et de tenue des réunions des instances délibérantes et consultatives de l’Institution municipale (conseil municipal et commissions techniques)», assure Soham EL WARDINI, première adjointe au maire Khalifa Sall. 


Une session qui s’inscrit «ensuite dans la démarche instaurée par le Maire de porter à la connaissance du Conseil municipal toutes les questions qui ont un impact sur le fonctionnement de la Mairie et de rendre compte également de l’évolution des dossiers et projets initiés au bénéfice des populations de Dakar». 


Une démarche qui «a toujours permis aux conseillers municipaux de suivre l’actualité de la Ville, de s’imprégner des différents dossiers et projets en cours et de pouvoir en conséquence émettre leurs avis et suggestions y afférents». 


«La détention du Maire et de ses cinq collaborateurs n’a pas affecté le fonctionnement de la ville qui continue à être assuré par le Maire lui même assisté par le Bureau municipal, par son cabinet, par le Secrétariat général et par les différents services et directions de l’administration municipale. Cependant, le Maire, qui continue à exercer la plénitude de ses prérogatives conformément aux dispositions du Code général des Collectivités locales, a tenu à déléguer certains de ses pouvoirs à ses adjoints. Dans le même temps, il a pris les mesures appropriées pour garantir la continuité dans le fonctionnement de la Direction de l’Administration et des Finances dont les responsables sont actuellement placés en détention», renseigne le conseil municipal. 


Des mesures prises par le Maire visent «non seulement à assurer le fonctionnement normal de l’organe délibérant et de l’Administration mais également à poursuivre l’exécution correcte et diligente des missions assignées à la ville conformément au mandat que nous avons reçu des citoyens de Dakar qui ne doivent en aucun cas souffrir de cette situation. Il s’agit de continuer à travailler pour les populations de Dakar et à améliorer la qualité du service public local pour répondre aux exigences citoyennes dans tous les domaines de compétence de la ville. C’est la recommandation du Maire Khalifa Ababacar SALL qui nous exhorte à privilégier la culture de l’institution et à poursuivre sans cesse l’objectif d’un service public local de qualité rendu au bénéfice des populations de Dakar».

Président de CGLUA et Secrétaire général de l’AIMF, Khalifa Sall est dans les liens de la détention préventive avec cinq (5) de ses collaborateurs, suite à une information judiciaire ouverte par le Procureur de la République en application d’une directive du Président de la République relative au rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) concernant la gestion de la mairie de Dakar sur les exercices allant de 2011 à 2015, sous les chefs d’accusation de détournement de deniers publics, d’escroquerie sur des deniers publics, de faux et d’usage de faux, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux», depuis le 07 mars 2017.
 
«Considérant le principe constitutionnel de la libre administration des collectivités locales repris par l’article 1er de la loi n°2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales qui dispose que «les collectivités locales s’administrent librement par des conseils élus au suffrage universel»; Considérant les dispositions de l’article 87 du même code selon lesquelles le Conseil municipal est le seul organe compétent pour délibérer sur les budgets et comptes administratifs des collectivités locales; Considérant l’article 106 du Code général des Collectivités locales qui dispose que le Maire est chargé d’exécuter les décisions du Conseil municipal; Considérant que nous, élus membres du Conseil municipal de la ville de Dakar, au début et à la fin du processus d’adoption des budgets et comptes administratifs de la ville…», ledit conseil indique «avoir toujours agi en parfaite connaissance de cause et en toute responsabilité». 

Soham EL WARDINI et Cie, «convaincus que les décisions du Conseil municipal ont toujours été adoptées en parfaite conformité avec l’esprit, la lettre et l’usage en matière de gestion des collectivités locales et avec la conscience du travail bien accompli», reconnaissent «avoir adopté les budgets dans lesquels figurent les dépenses de la caisse d’avance logées au service 313, compte 6490 intitulé « Dépenses diverses».
 
Avant de rappeler «que ces dépenses ont toujours été considérées et acceptées par toutes les autorités de l’Etat et les fonctionnaires, quel que soit le régime en place, comme des fonds politiques destinés à appuyer les autorités religieuses, politiques, militaires, administratives et coutumières dans tous les domaines, à appuyer les citoyens de tous rang et niveau social pour leur prise en charge sanitaire (évacuation sanitaire, séance de chimiothérapie ou de dialyse, fourniture et pose d’implants mammaires, etc…. ; à financer certaines activités de services publics comme la prise en charge de la prime générale d’alimentation aux forces de l’ordre lors des opérations de désencombrement et de déguerpissement ; à prendre en charge les dépenses de certaines institutions et établissements religieux (factures d’eau, d’électricité et divers équipements) ; à soutenir les activités des forces de défense et de sécurité dans leur volet opérationnel; à participer aux cérémonies commémoratives telles que la fête du 4 avril, les journées de souvenir initiées par l’Etat et les visites officielles et sommets de chefs d’Etats, à appuyer les associations qui le demandent dans l’organisation de soirées de gala et de conférences religieuses ;…». 

Dans ce sillage, ils demandent «solennellement la mise en liberté du Maire Khalifa Ababacar SALL qui, en sa qualité de Maire de la Ville de Dakar, présente des garanties de représentation». 


 


Samedi 1 Avril 2017 - 13:42



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