Cambodge: les autorités délogent les opposants de leur campement à Phnom Penh

Au lendemain de la répression sanglante d'une manifestation d'ouvriers dans une zone industrielle de la capitale cambodgienne, qui a fait au moins quatre morts chez les protestataires, le mot d'ordre des autorités semble être de mettre fin à tout mouvement de contestation. Plusieurs quartiers de Phnom Penh sont, ce samedi 4 janvier au matin, sous le contrôle des forces de police, qui s'en sont pris au campement des supporters de l'opposition.



Cambodge: les autorités délogent les opposants de leur campement à Phnom Penh

Depuis plus de vingt jours, une centaine de supporters, venus de province, campaient sous de hautes tentes, au milieu de leurs affaires, dans le parc de la Liberté que l'opposition avait transformé en quartier général, avec podium pour les discours quotidiens des leaders et autel pour se recueillir.

En moins d'une heure, il n'en reste plus rien, si ce n'est des tas épars de matériaux. Une armée d'hommes a démonté les installations. Le quartier a été barricadé et les résidents temporaires du lieu ont été chassés manu militari. Des civils, portant de longues barres de fer, assistent policiers et gendarmes en uniformes armés de matraques.

Une fois l'opération terminée, deux hélicoptères survolent le terrain, comme en signe de victoire. Les troupes sont alors rassemblées pour ratisser les environs et chasser les manifestants qui se sont éparpillés.

Les autorités semblent avoir perdu patience, après avoir montré pendant des mois une certaine tolérance, jamais vue alors. On s'éloigne ainsi un peu plus d'une sortie de la crise politique qui dure depuis cinq mois, l'opposition contestant les résultats des élections législatives et appelant à la démission du Premier ministre.


RFI

Samedi 4 Janvier 2014 - 10:50



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