Cameroun: Boko Haram attaque un car de transport sur l'axe Waza-Mora

Un car de transport de civils est tombé dans une embuscade de Boko Haram jeudi 1er janvier sur l'axe Waza-Mora, dans l'extrême nord du Cameroun. Les jihadistes ont égorgé onze personnes et ont blessé six autres. D'autres passagers sont portés disparus. La veille, une quarantaine de jeunes hommes ont été enlevés au Nigeria, dans une attaque attribuée à Boko Haram.



La frontière entre le Cameroun et le Nigeria voit se multiplier les incursions de Boko Haram. AFP PHOTO/REINNIER KAZE
La frontière entre le Cameroun et le Nigeria voit se multiplier les incursions de Boko Haram. AFP PHOTO/REINNIER KAZE

Le car tombé dans les griffes des jihadistes de Boko Haram transportait, selon des témoins, des dizaines de personnes. Il roulait sur le tronçon Waza-Mora, la principale route qui traverse sur tout le long le nord du Cameroun.

Il était 19 heures lorsque les jihadistes forcent le car à interrompre son voyage. Ils vont dans la suite dépouiller les occupants de leurs biens. Une source policière indique que certains passagers se seraient défendus. Ils essuieront tous la colère des islamistes. Onze corps ont été retrouvés égorgés. Six autres personnes gravement blessées ont pu être transportées dans un hôpital de la ville de Mora.

Les jihadistes sont repartis emportant avec eux des otages et le car qu’ils venaient d’agresser. Les enquêtes ouvertes depuis l’attaque n’ont pas encore permis de donner le nombre exact de ces otages. Ces événements sont intervenus, alors que des opérations militaires avaient cour un peu plus loin vers la frontière.

Depuis plusieurs jours, un face à face tendu y est observé entre les combattants de Boko Haram et les forces de défense camerounaises. Les combats y sont très intenses, et la situation humanitaire sans cesse en dégradation.

Au Nigeria, enlèvement de 40 jeunes hommes

Mercredi soir, le 31 décembre, une attaque attribuée à Boko Haram a eu lieu dans le village de Malari, dans le nord-est du Nigeria. Selon un témoin qui s'est réfugié dans la ville de Maiduguri, cité par l'AFP, des hommes lourdement armés sont arrivés dans le village et ont enlevé 40 jeunes, âgés pour la plupart de 15 à 23 ans.   

Boko Haram a enlevé des centaines de personnes en 2014. Les jeunes hommes sont recrutés de force comme combattants, les jeunes filles sont condamnées à l'esclavage.

Les parents des 200 lycéennes enlevées en avril dernier viennent d'annoncer leur décision d'en appeler aux Nations unies, estimant que le gouvernement nigérian ne réussira pas à sauver leurs enfants.


Rfi.fr

Samedi 3 Janvier 2015 - 07:52



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