Cameroun : Eto'o "surmotivé" à l'approche du Mondial au Brésil

Arrivé à Chelsea à la fin du mercato estival, Samuel Eto’o a mis quelques semaines à s’adapter à l’Angleterre et au jeu des Blues. Depuis, le capitaine des Lions indomptables bénéficie de la confiance de José Mourinho, un entraîneur qu’il avait connu à l’Inter Milan.



 
La cohabitation entre deux personnalités comme José Mourinho et Samuel Eto’o, réputés pour posséder des egos hypertrophiés, est potentiellement explosive. Mais à Chelsea, les rapports entre l’entraîneur portugais et l’attaquant camerounais n’ont pas fait voler en éclats le vestiaire. "Ils avaient travaillé une année ensemble à l’Inter Milan (2009-2010), et cela s’était bien passé", rappelle Romarin Billong, l’ancien défenseur des Lions Indomptables. "Mourinho a une ligne de conduite assez simple : si un joueur fait ce qu’il demande, il lui accorde sa confiance. Et comme Eto’o fait son job, ça marche…"
 
L’entraîneur des Blues, qui n’a pas l’habitude de transiger sur ses principes, a vu arriver à la fin de l’été un joueur tourmenté par des derniers mois difficiles à Anzhi Makhatchkala (Russie), où Eto’o, devenu un boulet financier pour le club caucasien (20,5 millions d’euros de salaire annuel, contre 8 à Chelsea), n’était plus désiré. "Sa situation était devenue compliquée, mais je n’ai pas été étonné que Samuel rebondisse dans une équipe de la dimension de Chelsea", intervient le Français Pierre Lechantre, qui a dirigé l’attaquant quand il était sélectionneur des Lions.
 
"Un homme de défis"
 
"Samuel a de l’ambition, c’est un homme de défis. Les premières semaines à Chelsea n’ont pas été faciles, mais il fallait lui laisser le temps de s’adapter. Il n’a plus 20 ans [il aura 33 ans le 10 mars prochain, NDLR], et le championnat d’Angleterre est très exigeant physiquement." Avant son spectaculaire hat-trick du 19 janvier dernier face à Manchester United (3-1), Eto’o avait inscrit trois buts en Premier League et deux en Ligue des Champions. Lundi 4 février, lors de la victoire à Manchester City (1-0), il aurait pu améliorer ses statistiques si un de ses tirs n’avait pas échoué sur la transversale.
 
"Ce triplé prouve qu’il a retrouvé son meilleur niveau. Il a réussi à prendre la place de l’Espagnol Torres", note Lechantre. L’efficacité retrouvé de l’ancien buteur du FC Barcelone tombe plutôt bien, à quatre mois et demi de la Coupe du Monde au Brésil (12 juin-13 juillet). "A l’approche d’une telle compétition, il est surmotivé. Il va également disputer les huitièmes de finale de la Ligue des Champions (face au Galatasaray de Didier Drogba, 26 février et 18 mars). Les grands joueurs sont toujours plus affûtés avant de grosses échéances", intervient Billong, pour qui son compatriote "fait toujours partie des meilleurs attaquants du monde." Ce n’est sans doute pas pour rien que Mourinho n’a pas enterré l’idée de d’étendre sa collaboration avec Eto’o, en fin de contrat le 30 juin prochain, pour une année supplémentaire…
 
 

Jeune Afrique

Mercredi 5 Février 2014 - 11:34




1.Posté par malijet le 06/02/2014 16:26
Comme il est fort ce Eto'o !

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