Cameroun : Guerre contre Boko Haram : Accusé de violation des conventions internationales, le gouvernement nie et dit respecter les limites

Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a affirmé ce jeudi soir que les forces camerounaises ne « cessent de respecter les droits de l’homme » dans la guerre contre Boko Haram. Répondant aux accusations de certaines Ong, sur les exactions et violations des droits de l’Homme par les forces de défense et de sécurité camerounaises, dans la traque et la riposte des éléments ou présumés tels de Boko Haram, Issa Tchiroma Bakary a dénoncé un harcèlement et rappelé que l’armée camerounaise respecte les limites.



Cameroun : Guerre contre Boko Haram : Accusé de violation des conventions internationales, le gouvernement nie et dit respecter les limites
« Comment comprendre que certaines ONG (…) semblent avoir choisi depuis un certain temps d’attaquer le Cameroun par des accusations toutes aussi grossières que fallacieuses, sur des actes qu’elles considèrent comme constituant de graves violations du droit international humanitaire et des droits humains, et dont nos militaires et policiers seraient les auteurs dans le combat qu’ils mènent contre Boko Haram» ? S’est interrogé l’officiel, dans une déclaration principalement axée sur la guerre contre Boko Haram.

« Je voudrais dire à l’adresse de nos pourfendeurs sur la question du respect des droits de l’Homme par nos forces de défense et de sécurité, que l’obligation du respect des droits humains, aussi bien en période de paix qu’en période de guerre, fait partie intégrante de la formation de nos forces de défense et de Sécurité ; et qu’à chaque fois qu’ils se sont retrouvés sur le terrain des opérations, les militaires et les policiers camerounais ont toujours su faire bon usage », fait valoir le gouvernement en guise de réaction.

Ajoutant, « le professionnalisme, l’efficacité, la compétence et la probité des forces de défense et de sécurité camerounaises constituent une référence au sein de la communauté des nations, au regard des satisfécits que leur accordent constamment des organisations internationales de premier plan telles que l’Organisation des Nations Unies ou l’Union africaine ».
Dans la guerre contre Boko Haram, Yaoundé dit ne pas comprendre la posture des Ong et se considère comme « victime » tout en qualifiant Boko Haram de « bourreau ».

Cette levée de bouclier du gouvernement camerounais, fait suite à plusieurs autres, en réaction aux accusations des Ong sur les multiples cas de violations des conventions internationales.
Bilan macabre
Dans son propos, le porte-parole du gouvernement a également dressé le bilan des attaques de Boko Haram. Ainsi, depuis le début de l’année 2016, (en deux semaines) les statistiques officielles font état de 15 attaques terroristes attribuées à Boko Haram contre le Cameroun. Dont deux attaques-suicide avec 10 personnes tuées, 11 blessés, 9 personnes enlevées et 6 cas d’incendies d’habitations et de concessions.

Depuis 2013 jusqu’en 2015, le recensement des actes d’enlèvements de personnes, y compris des enfants, organisés par Boko Haram au Cameroun fait ressortir 2 enlèvements de personnes en 2013, 11 enlèvements en 2014 et 5 en 2015, soit au total sur cette période 18 enlèvements, affirme Yaoundé.

Toujours selon le gouvernement, en 2014, 1 160 têtes de bétail ont été volées aux populations camerounaises par la horde criminelle et barbare Boko Haram.
En 2015, selon une estimation faite par Boko Haram, le nombre de bœufs volés en territoire camerounais s’élèverait à 4 200, sans compter les petits ruminants.

En 2014, 37 attaques Boko Haram ont été perpétrées contre les unités des forces de défense camerounaises et 23 en 2015.
Toujours en 2015, 21 attaques ont visé les comités de vigilance. Sur la même année, 28 attentats-kamikazes ont été enregistrés, pour ce tout début de l’année 2016, déjà 04 attentats de ce même type ont été perpétrés.

Quant aux populations civiles, elles ont subi 66 attaques et exactions diverses de la part de Boko Haram Rechercher Boko Haram en 2014, 116 en 2015 et rien que sur les quinze premiers jours de 2016, 5 attaques et autres exactions ont été menées par ce groupe terroriste.
Depuis 2013, on aura dénombré dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, 315 incursions des terroristes Boko Haram, 12 accidents sur mines et 32 attentats-suicide du fait de ces mêmes criminels.
Au total, 1 098 civils camerounais, 67 militaires et 03 policiers ont, à ce jour, perdu la vie à la suite des agressions des éléments de Boko Haram.
source:koaci.com

Dior Niang

Vendredi 15 Janvier 2016 - 07:52



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