Cameroun: l'opposition dénonce une loi antiterroriste liberticide

Une loi contre le terrorisme fait débat à Yaoundé. Adoptée le 4 décembre dernier, elle condamne à la peine de mort toute personne reconnue coupable de fait terroriste. Mais la polémique et les critiques s'attardent surtout sur la définition donnée par cette loi des faits terroristes, élargis aux manifestations publiques.



Une rue de Yaoundé. Getty Images/Tim E White
Une rue de Yaoundé. Getty Images/Tim E White

Adoptée sans peine par le Parlement, la loi contre le terrorisme a tout de suite braqué contre elle l’essentiel de la classe politique de l’opposition et les organisations de la société civile.

Globalement jugée liberticide, ses pourfendeurs au rang desquels le mouvement Dynamique citoyenne s’inquiètent de la définition que la loi fait, en son article 2, des actes considérés comme terroristes, et surtout de la sanction pénale encourue : « est puni de mort, celui qui à titre personnel en complicité ou en co-action commet tout acte susceptible de causer la mort ».

Plus loin, le même article précise que « toute personne reconnue coupable de fait de perturbations du fonctionnement normal du service public ou qui peut créer une situation de crise au sein des populations ou encore créer un insurrection générale dans le pays, tombe également sous le coup de la peine capitale ».

Maurci Kamto, Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), un parti de l’opposition, a dénoncé une loi qui criminalise les réunions et les manifestations publiques pendant que le mouvement Dynamique citoyenne a demandé au président Paul Biya de surseoir à la promulgation en l’état de ladite loi.


Rfi.fr

Samedi 13 Décembre 2014 - 14:47



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