Campagne électorale au Mali: les difficiles débuts à Tombouctou

Ce dimanche 14 juillet, alors que des soldats maliens défilent sur les Champs-Elysées, cela fait une semaine que la campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle, le 28 juillet prochain, est lancée au Mali. Il n'y a pas eu d'incidents majeurs signalés. Mais dans le Nord, les candidats ou leurs représentants peinent à mobiliser les électeurs.



Un partisan du candidat à l'élection présidentielle Ibrahim Boubacar Keita au Mali, le 13 juillet 2013. REUTERS/Joe Penney
Un partisan du candidat à l'élection présidentielle Ibrahim Boubacar Keita au Mali, le 13 juillet 2013. REUTERS/Joe Penney
A Tombouctou, la campagne électorale démarre difficilement. Certes, on voit des affiches de candidats ça et là, mais on est loin des grandes mobilisations connues lors d’élections passées. Cet habitant de Tombouctou l'explique ainsi : « Il y a beaucoup de déplacés aussi qui ne sont pas de retour. Certains sont là, mais les autres ne sont pas encore arrivé. »
Le quartier administratif de la ville, où il y a environ deux mois les islamistes étaient à nouveau infiltrés, est toujours bouclé par les forces de sécurité, en cas de nécessité.
Tourner une page
La plupart des habitants espèrent que le scrutin du 28 juillet permettra de tourner une page. « J’espère que l’élection va bien se passer. On a passé des moments difficiles ici pendant toutes ces crises », témoigne Djeneba, 12 ans.
Un peu plus au nord de la ville, un groupe de jeunes garçons chantent l’hymne national du Mali. Ils n’ont pas l’âge de voter mais ils adressent déjà des doléances au futur président malien : « Je veux qu’il construise des écoles et on veut une grande armée malienne ». Un autre enfant conclut : « Je veux qu’on répare les mausolées. Les mausolées ont été détruits par les islamistes ».
Source: RFI


Lundi 15 Juillet 2013 - 12:01



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