Campagne présidentielle: Le jeu d'esquive de Wade face aux femmes de la Casamance

Le président sénégalais Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession, a été interpellé lundi soir par des femmes de Casamance qui lui ont demandé comment il allait ramener la paix dans cette région du sud du Sénégal en proie à une rébellion armée depuis 30 ans.



Campagne présidentielle: Le jeu d'esquive de Wade face aux femmes de la Casamance
Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000  et qui affrontera au second tour de la présidentielle du 25 mars son ancien Premier ministre Macky Sall, a pris la tête d'une marche de ses partisans qui, sur 5 km, l'a conduit de l'aéroport de Ziguinchor au centre-ville.
Là, devant le gouvernorat de région, 300 militantes de "la plateforme des femmes pour la paix en Casamance" l'attendaient.

Une dirigeante du mouvement, Ndeye Marie Thiam, lui a alors posé une série de questions, en particuliercomment il entendait ramener une "paix définitive" en Casamance, "soutenir les populations désemparées", s'il était "ouvert à des négociations" avec la rébellion et quel "rôle" il souhaitait donner aux pays voisins, Gambie et Guinée-Bissau, dans la recherche d'une résolution du conflit.

Dans sa réponse, le président-candidat a affirmé que son "premier souci" était la paix en Casamance, ajoutant cependant qu'on "ne fait pas de la diplomatie dans la rue". "Je ne peux pas parler ici de ce que je discute avec le maquis (rébellion). Les grands chefs du maquis, je les connais, nous discutons par intermédiaires" interposés, a-t-il affirmé.

Sur l'implication de la Gambie et de la Guinée-Bissau dans la recherche de la paix, il s'est dit disposé à ce qu'ils y soient associés, ajoutant cependant: "Nous savons qu'il y a la main de l'étranger dans cette affaire de la Casamance". Cette région est le théatre depuis 1982 d'un conflit opposant l'armée sénégalaise au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion indépendantiste).
Des périodes d'apaisement relatif y alternent avec des périodes de violences marquées par des accrochages entre rebelles et militaires, des attaques à main armée et, dernièrement, des rapts de membres de forces de sécurité. Depuis fin 2011, les rebelles ont intensifié leurs actions.

Le conflit a fait des milliers de victimes civiles et militaires et des dizaines de milliers de déplacés et réfugiés.
"La plateforme des femmes pour la paix en Casamance" avait annoncé le 5 mars qu'elle voulait entendre Abdoulaye Wade et Macky Sall sur leur projet pour la paix dans cette région du Sénégal.
 


Avec AFP
 


Mardi 13 Mars 2012 - 11:34




1.Posté par ISSA le 13/03/2012 12:08
VEND 52 PARCELLES DE 150M2 APRES L’HÔPITAL YOUSSOU MBARGANE(rufisque) ,ENTRE ARRET CHERIF ET JAKARANDA.tél:77 646 06 15

2.Posté par lebou le 13/03/2012 13:15
En meeting hier à Ziguinchor, Abdoulaye Wade a fait une révélation. Il "revendique" avoir bien soutenu les rebelles. Maintenant c'est clair. Les sénégalais savent qui est qui. Le premier rebelle a parlé et il est allé plus en disant se présenter comme candidat à la présidence de la casamance indépendante. Un indépendiste donc dirige le Sénégal. Pourquoi encore une des raisons à faire bouter walk wakhète hors du palais. Les militaires tués ont pour principal tuteur le nourrisseurs des rebelles. Si la guerre a trop duré maintenant tout le monde sait pourquoi.

3.Posté par Cvrai le 13/03/2012 15:03
Oui! Bien sûr que bon nombre de personnes approuvent la décision du Président wade de ne pas permettre une intervention étrangère dans le conflit Casamance. Cependant il faut avoir le courage de dire si cette guerre était dans leur région, aujourd'hui on n'en serait pas là. Soyons sérieux et sincère envers nous-même. On ne peut pas aimer quelque chose et son contraire, du genre JE T’AIME, MOI NON PLUS.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter