Can 2015 Entretien avec A. Giresse lance “les hommes changent mais pas les schémas et les principes de jeu”

Les cinq changements intervenus lors du démarrage du deuxième match contre Afrique du sud continuent à alimenter un débat. Les commentaires vont bon train. Alain Giresse se justifie et revient longuement sur ce choix qu’il assume entièrement. Le coach des «Lions de la Teranga» a, par ailleurs, dénoncé les déchets techniques



Can 2015 Entretien avec A. Giresse lance “les hommes changent mais pas les schémas et les principes de jeu”
(PRESSAFRIK.COM - MONGOMO) Par rapport à la production, nous avons eu malheureusement moins de maitrise que d’habitude.  Certainement à cause de l’équipe sud africaine. Il y a eu beaucoup de déchets techniques de notre part. Mais je ne pense pas que cela soit lié aux changements qui ont été effectués», soutient Giresse pour qui les changements étaient faits dans l’optique de prévenir un éventuel lessivage dès joueurs qui commenceraient certainement à ressentir la fatigue à compter de la seconde rencontre. «Non ! Il n’y avait forcément pas encore une usure physique pour les joueurs. Vous avez des joueurs entrants (5 nouveaux titulaires), mais c’était pour régénérer et éviter cela (usure physique), puisque la fatigue allait se faire sentir dès le deuxième match», dit-il sans trop convaincre.
 
Et le sélectionneur des “Lions” d’ajouter: «Vous parlez de schéma de jeu ! Les schémas de jeu et les principes de jeu n’ont jamais changé. On n’a pas d’un coup changer la façon de se repositionner, de sortir le ballon. C’est toujours le mystère de la mise en application et de la pratique. Mais sur les principes, il n’y a jamais eu de changement. On n’est pas comme ça, du jour au lendemain changer les principes de jeu qui correspondent à ce que le groupe à l’habitude de faire, aux qualités des joueurs, et qui sont l’expression de l’équipe», dit le coach.
 
Déchets techniques trop important
 
«Pour moi, le point noir principal de notre équipe est que les déchets techniques ont été trop importants : sur les prises de balle, sur les transmissions, sur les choix de possibilités d’actions offensives qui n’ont pas ou on étés réalisés ou l’ont mal été. C’est ce que je regrette le plus. Pourquoi ? Parce que ça redonne la balle et des munitions à l’adversaire. Et avec cet Afrique du Sud-là qui est plus qu’un trouble fête, on n’avait pas besoin de cela. Parce que dans la construction, un ballon perdu, c’est immédiatement un retour offensif de la part de l’autre équipe», explique le français.
 
Les Lions épuisés par les Sud africains
 
«Les joueurs ont dit qu’ils n’ont jamais subi autant dans un match. Et pourtant ils ont joué un nombre de match incroyable. Ils ont subi une pression et une débauche d’énergie de la part des Sud africains dont la preuve est ce ressenti qu’ils n’avaient jamais connu. Et c’est vrai qu’elle a montré cette équipe-là, un certain dynamisme. Et en plus agrémenté d’une qualité technique qui s’affichait. Cette équipe-là est méconnue mais aujourd’hui je ne sais pas comment vous l’analyser, mais j’entends des observateurs qui disent que c’est l’équipe qui donne la meilleure impression depuis le début du tournoi. Et paradoxe du football, ils ont un point. Mais s’il y avait une note technique comme dans le patinage, je pense que ce sont eux qui auraient la meilleure note technique de ce début de compétition».
 
Victoire ou match nul, on serait dans le même cas de figure
 
«Si vous prenez l’ensemble de la compétition, aucune équipe n’a gagné ses deux matchs. Donc on voit que gagner deux matchs ça s’avère délicat pour tout le monde, y compris pour nous. On n’échappe pas à la règle. Et on se retrouve premier comme toutes les équipes qui ont pris 4 points. Si on reste dans le domaine comptable, une victoire hier (vendredi dernier) nous obligeait également à ne pas perdre devant l’Algérie. La victoire ne garantissait pas systématiquement la qualification. Donc on est dans le même cas de figure. On reste toujours dans la limite, avec des perspectives qui peuvent être agréables à la suite du 3ème match».
 

David BADJI (Envoyé spécial)

Lundi 26 Janvier 2015 - 03:00



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