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Cancer: «Le Sénégal a 2 radiothérapeutes et ce n’est pas suffisant», (Pr Macoumba Gaye)

«La situation difficile que vivent les malades du cancer, n’est pas seulement causée par la panne de l’appareil de Radiothérapie, mais c’est tout un arsenal de problèmes», a assuré le ministre de la Santé et de l'Action sociale. Awa Marie Coll Seck face à la presse ce mardi, il est ressorti que «le Sénégal a deux (2) radiothérapeutes, ce (qui) n’est pas suffisant».



Cancer: «Le Sénégal a 2 radiothérapeutes et ce n’est pas suffisant», (Pr Macoumba Gaye)
En marge de la conférence de presse organisée par le ministère de la Santé et de l'Action sociale pour apporter des éclaircissements sur la panne de l’appareil de radiothérapie, Awa Marie Cool Seck est revenue sur les prix des appareils de radiothérapie qui font polémique.

Selon la tutelle, «il y a différents types d’appareils de radiothérapie. Et, nous sommes en train de mieux voir la structure des prix. Ce qui était gagné sur le marché de la radiothérapie de l’hôpital Dalal Diam, ça nous a amené autour de 1,2  milliard et 1,4 milliard , le tout fait 1 milliard 6».

Awa Marie Coll Seck de préciser: «Il y a une variation des prix des appareils et nous sommes en train de travailler là dessous pour que le Sénégal puisse avoir le meilleur appareil et au moindre coût».

Le Professeur Macoumba Gaye, qui a pris part à la conférence de presse, a expliqué la différence entre les radiothérapies qui existent.  

«En radiothérapie, on utilise des rayonnements pour traiter une maladie. Et la difficulté, c’est de pouvoir traiter la partie qui est malade et ne pas toucher les tissus sains. Cet impératif de précision, est à l’idée de tout procès de la radiothérapie», a-t-il expliqué.  

A l’en croire, le Sénégal a une notoriété de radio-protection qui est extrêmement performant et extrêmement rigoureuse et qui veille à la sécurité de ce développement de ce type d’appareil qui impose ses normes et qui peuvent coûter jusqu’à des centaines de millions.

«De ce type de radiothérapie on est allé à la radiothérapie conformationnelle qui se conforme à la conformité de la tumeur», a-t-il avancé.

Toutefois, le Professeur de renseigner qu'«une unité de radiothérapie moderne, nécessite en général deux (2) radiothérapeutes et des physiciens qui ont des bacs plus huit (8)».  Et,  «il y a un déficit de physiciens au Sénégal", a-t-il déploré.

"Même en Suisse, au Canada, il y a des physiciens sénégalais formés en Guadeloupe. Mais les conditions qu’on leurs offre ne sont pas évidemment celles qu’on les propose ici. Cela pose le problème de l’engagement citoyen de chacun. Donc, ce n’est pas  un problème du ministère, c’est un problème qui interpelle tout le monde. Et cela se fait au prix du sacrifice», a-t-il soutenu. 

«Déjà à 1990, on a envoyé des personnes en formation en  conformationnelle mais ils ne sont jamais rentrés. On a formé des gens en chimio thérapie et on en a trouvé en France et en Arabie saoudite». La faute à qui ? », campe le professeur qui soutient que :  «Certes, il faut créer la formation au Sénégal mais c’est tout un processus».

A l’occasion le thérapeute à l’institut de cancer de l’hôpital le Dantec d’informer: «l’Université de Dakar vient d’ouvrir une formation en radiothérapie, qui a été validé il y a moins de 15 jours et le ministère s’est engagé à accompagner les premiers candidats que le comité pédagogique a accepté dans cette formation. Nous avons déjà quatre (4) dossiers qui sont déjà validés et les candidats vont démarrer la formation la semaine prochaine».   
 
 

Aminata Diouf

Mardi 7 Février 2017 - 15:37



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