Cancun : un accord à l’arraché et l’Afrique se prépare à accueillir le prochain sommet



Cancun : un accord à l’arraché et l’Afrique se prépare à accueillir le prochain sommet
Après douze jours de travaux, la Convention des Nations unies sur le climat a reçu un vote positif. Un an après l'échec des mêmes négociations à Copenhague, l'intégralité de l'accord proposé a été adoptée, à la quasi-unanimité des 192 pays présents. Seule la Bolivie s'est prononcée contre. L'Afrique responsable de moins de 5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde subit néanmoins de plein fouet les effets du changement climatique. Concernée au premier chef par cet accord qu’elle a validé, elle a aussi accepté de faire certaines concessions.

Le premier mérite de cet accord est d’avoir abordé dans le détail les questions de financement. Un fonds vert a été mis en place pour gérer l’argent promis il y a un an à Copenhague ; c'est-à-dire 30 milliards de dollars d’ici à 2012 et 100 milliards par an à partir de 2020. Les pays riches se sont clairement engagés à verser des sommes.

Dans le texte l’Afrique et les petits Etats insulaires sont nommément cités, comme bénéficiaires prioritaires. Ces groupes pourront aussi jouer un rôle important dans la gestion de ce fonds

En matière de lutte contre la déforestation dans les zones tropicales le mécanisme REDD (Ressources pour le développement durable) qui consiste en quelque sorte à donner une contribution financière à ceux qui préserve leurs forêts avec l’idée qu’ils réduisent ainsi leur émission de gaz à effet de serre et bien ce processus a été lancé formellement à Cancun. Une bonne nouvelle pour les pays du bassin du Congo, qui se sont déjà engagés volontairement sur la voie d’une gestion plus durable de leurs forêts. Il reste néanmoins des questions sur le financement de ce programme.

En acceptant de valider cet accord l’Afrique a fait des concessions sur le protocole de Kyoto car aucune décision n’a été prise pour prolonger cet accord contraignant, qui expire dans 2 ans. L’Afrique a aussi accepté l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés et pas à 1,5 degrés comme elle le réclamait.

La balle est maintenant en partie dans le camp du continent africain, puisque l’année prochaine, c’est à l’Afrique du Sud que reviendra l’organisation de la Conférence des Nations unies sur le climat.

Rfi

Dimanche 12 Décembre 2010 - 10:44



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