Candidat à la présidentielle ivoirienne, l'ex-Premier ministre Konan Banny, promet "une politique fiscale flexible"

L’ex-Premier ministre ivoirien, Charles Konan Banny, candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2015, a promis mercredi mettre en œuvre "une politique fiscale flexible" et "pas trop lourde" s’il était élu, devant plusieurs chefs d’entreprises.



"Il faut que la fiscalité soit au service du développement (...) démocratique et juste", a estimé Charles Konan Banny, pour qui le taux de prélèvement ne devrait "pas tuer la poule aux œufs d’or". 

 

M. Banny a soutenu qu’il fallait "élargir l’assiette" fiscale tout en recherchant des niches au niveau des activités qui échappent aux impôts, avant d'ajouter vouloir "faire une politique fiscale qui n’effraie pas le secteur informel".

 

Pendant son mandat, l’ex-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), compte élaborer une stratégie fiscale visant à "garantir la compétitivité internationale" des entreprises locales, grâce à un financement adéquat.

 

Cette politique a pour objectif d’"augmenter les recettes fiscales" tout en stimulant la croissance économique et le moins possible par l’augmentation des impôts, a-t-il poursuivi, préconisant une "réforme" du droit pénal fiscal.

 

L’ex-Premier ministre, Charles Konan Banny, a par ailleurs promis la création d’un comité national consultatif de la fiscalité, qui regroupera les experts du secteur public, privé, du Conseil économique et social, les chambres consulaires, afin que ces entités donnent annuellement leurs avis sur la nature des impôts.

 

Il a en outre proposé la poursuite de la réforme fiscale du secteur minier, de l’énergie et des hydrocarbures. Il s’agira pour l’Etat de revisiter les régimes particuliers et avantages concédés aux opérateurs du secteur, a-t-il dit.

 

La mise en place de ce programme devrait permettre une fiscalité adaptée aux PME-PMI, à travers l’application d’un "taux préférentiel situé entre 3% et 5% des taxes sur les opérations bancaires, le taux de droit commun étant actuellement de 10%", a-t-il conclu.

 

Pour accéder à la magistrature suprême, M. Banny devra affronter sept autres candidats dont le président sortant Alassane Ouattara et Affi Nguessan, le chef du parti de Laurent Gbagbo, après le retrait de deux prétendants dans la course à la présidentielle. 

Source: Alerte Info



Jeudi 22 Octobre 2015 - 07:47



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