Candidate à la succession de Diouf : Michaëlle Jean, une polyglotte, un parcours atypique jalonné de consécrations

Michaëlle Jean a un parcours atypique. Elle est devenue la 27e gouverneure générale du Canada, après une carrière de journaliste riche en consécrations. Elle peut aussi se prévaloir d’un engagement sans failles sur le plan social.



Candidate au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (0if) l’ancienne gouverneure générale du Canada de 2005 à 2010, Michaëlle Jean a dévoilé sa vision pour la francophonie au mois de septembre. 

Née à Port-au-Prince, en Haïti, Michaëlle Jean part pour le Québec à l'âge de 11 ans, en 1968, avec sa famille, qui fuit le régime dictatorial de François Duvalier. La famille s'installe à Thetford Mines. Après un baccalauréat en langues et littératures hispaniques et italiennes, elle entreprend une maîtrise en littérature comparée à l'Université de Montréal.

Trois bourses lui permettent ensuite d'étudier en Italie: à l'Université de Pérouse (1982), à l'Université de Florence (1984) et à l'Université catholique de Milan (1985), pour une spécialisation en langue, culture et littérature italiennes. Elle parle et écrit couramment cinq langues: le français, l'anglais, l'italien, l'espagnol et le créole haïtien. Elle lit aussi aisément le Portugais.
Dans sa plaidoirie Mme Jean présente une Francophonie axée sur le rayonnement de la langue française, ainsi que la promotion de la diversité linguistique et culturelle des peuples de cet espace qui faut aujourd’hui 220 millions d’adeptes. 


Elle plaide pour une Francophonie à l’écoute et au service des jeunes et des femmes, portée par les valeurs universelles que sont la solidarité, la démocratie, la paix, la justice, les droits, la liberté et la bonne gouvernance. « La Francophonie peut témoigner de la condition humaine dans le monde d’aujourd’hui et de demain »déclare-t-elle.
 
  1985: prix d'excellence en études françaises et italiennes de l'ambassadeur de Suisse au Canada;
  1989: prix Média 1989 de la Ligue des droits de la personne du Canada pour le reportage « La Pasionaria », ou le combat d'une immigrante au Québec pour l'intégration en français des immigrées (émission Actuel, Radio-Canada);
  1989: prix Mireille Lanctôt pour le reportage « Partir à zéro », sur la violence conjugale (émissionActuel, Radio-Canada);
  1994: prix Anik du meilleur reportage d'information télé de l'année au Canada pour le reportage « Les grandes familles et le pouvoir de l'argent en Haïti » (Le Point, Radio-Canada);
  1995: premier prix de journalisme d'Amnistie Internationale Canada pour la série « La moitié du monde », sur les enjeux de la Conférence internationale de l'ONU sur les femmes, tenue à Pékin en 1995;
  1997: nommée citoyenne d'honneur « pour la qualité de son travail dans le domaine des communications et à titre de première québécoise d'origine haïtienne à animer des émissions d'information à la télévision publique de langue française au Canada », par la Ville de Montréal et le ministère de l'Immigration et des relations avec les citoyens;
  1997: meilleur texte, magazine mensuel Le 30 de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec;
  1998: femme de Mérite en communication, Gala femmes de mérite 1998 du YWCA;
  1998: nommée parmi les femmes de l'année 1998 par le magazine Elle Québec;
  2000: prix Galaxi Programmation de l'Association canadienne des télévisions câblées, Meilleure émission - Meilleure Prestation à l'écran;
  2000: prix Raymond-Charrette du Conseil de la langue française du Québec;
  2001: prix Gémeau, meilleure entrevue toutes catégories;
  2003: médaille de l'Ordre des chevaliers de la pléiade des parlementaires de la francophonie, pour la promotion de la francophonie et du rapprochement des cultures;
  2004: prix de la télévision française de Radio-Canada pour la qualité du français en ondes.


Vendredi 28 Novembre 2014 - 13:53



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