Cannes : plus que quelques heures avant la Palme



Cannes : plus que quelques heures avant la Palme
Tim Burton doit avoir les oreilles qui sifflent. On ne parle plus que de lui sur la Croisette. Aime-t-il « Des dieux et des hommes » de Xavier Beauvois autant que les critiques français ? Que peut-il bien penser du splendide « Poetry », du Coréen Lee Chang-dong ? Encouragera-t-il son jury à distinguer un grand film classique et consensuel, genre « Another Year » du Britannique Mike Leigh, chouchou de la presse internationale, ou une oeuvre poétique et radicale comme « Oncle Boonmee » du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul ? La fin du suspense est pour ce soir, avec la révélation du palmarès de cette 63 e édition du Festival de Cannes lors de la cérémonie retransmise en clair sur Canal + (19 h 20).

En attendant, les rumeurs font leur boulot de rumeurs : elles occupent. On dit par exemple que Burton ne serait pas un président très présent et que l’acteur et réalisateur indien Shekhar Kapur aurait pris l’ascendant sur ses troupes. Que Benicio Del Toro mérite haut la main la palme du fêtard (des commères jurent l’avoir vu dormir en projo... mais qui lui jettera la première pierre ?). Et surtout que les jurés achèvent ce marathon de dix-neuf films avec un léger arrière-goût de déception. Auquel cas, ils partageraient le sentiment dominant ici, au terme d’une compétition en demi-teinte, surtout si on la compare au festin de l’an passé, entre Almodovar, Haneke, Park Chan-wook et Tarantino...

Un très bon cru français


C’est clair, la crise, financière et/ou d’inspiration, s’est invitée à Cannes. Parsemé de films qui n’avaient pas le niveau, de l’américain « Fair Game » au japonais « Outrage », en passant par le franco-algérien « Hors-la-loi », le festival a heureusement pu compter sur une poignée de pépites venues d’Angleterre, de Corée ou de France.

Sans (trop de) cocoricos, réjouissons-nous donc d’avoir admiré une sélection tricolore épatante par sa qualité et sa diversité. D’ailleurs, les flamboyantes strip-teaseuses de « Tournée », les passions frémissantes de « la Princesse de Montpensier » et le martyr des moines de Tibérine dans « Des dieux et des hommes » ont jusqu’ici échappé à la pire des sanctions de ce cru 2010 : l’indifférence Reste à savoir si le palmarès suivra.

http://www.leparisien.fr/festival-cannes/cannes-plus-que-quelques-heures-avant-la-palme-23-05-2010-933128.php http://www.leparisien.fr/festival-cannes/cannes-plus-que-quelques-heures-avant-la-palme-23-05-2010-933128.php


leparisien.fr

Dimanche 23 Mai 2010 - 16:10



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter