Casamance: Après les routes, arrêt total des opérations de déminage

La conséquence : le départ des opérateurs néerlandais et sud africains. Ce n’est pas tout car les bailleurs de fonds ne veulent plus financer le déminage en casamance du fait de l’insécurité. Situation qui risque de conduire à la disparition du centre national d’action anti-mine et au non respect par le Sénégal de ses engagements internationaux



Casamance: Après les routes, arrêt total des opérations de déminage
Après le démarre de l’opérateur norvégien qui a plié bagage depuis fin avril, c’est au tour de Mechem, l’opérateur sud africain de quitter la Casamance. Cet opérateur a procédé depuis 31 mai dernier date de la fin de son contrat à la démobilisation de ses ressources matérielles et humaines. Et pourtant après l’enlèvement de ces douze (12) éléments déployés sur les carrières d’emprunt et tout ce qui mène à la RN6, ce qui démontre la présence des engins de la mort le long de cette route. Hélas seul Handicap international est présent, une organisation envisage de se renforcer.


Ce, au moment où les bailleurs de fonds veulent arrêter le financement du déminage en Casamance. Selon eux, les bénéficiaires ne veulent pas du déminage. Pas question alors de perdre du temps dans une zone où on parle plus de sécurité que de déminage. Du coup, selon le correspondant de la Rfm, ce sont des terres qui vont rester miner. Pis, le Sénégal ne pourra plus respecter ses engagements internationaux de dépolluer la Casamance d’ici 2016, c’est la convention d’Ottawa qui prend un sacré coup et cela pourrait aussi avoir des conséquences sur le Plan Sénégal Emergent (PSE).


Une nouvelle qui intervient peu après que le chef rebelle de Kasserole, César Atoute Badiate a affiché son opposition de voir des pistes de production construites autour la RN6, financées par le Millenium Challenge Account (MCA).


Jeudi 12 Juin 2014 - 20:44



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