Casques bleus en RCA: la procédure s’accélère à l’ONU

On en parle depuis plusieurs mois, mais les choses s’accélèrent pour l’envoi de casques bleus en Centrafrique. Le Conseil de sécurité a examiné pour la première fois les détails de cette mission de maintien de la paix. Si le texte n’est pas encore voté, le principe est maintenant acquis.



La décision a donc été prise. Il y aura bien une mission de casques bleus en RCA. Reste à en déterminer la taille. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, propose 12 000 hommes, mais plusieurs pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni s’inquiètent du coût de cette opération. Les négociations vont s’ouvrir pour un vote avant la fin du mois. Le Français Gérard Araud, ambassadeur à l’ONU, reconnaît que plusieurs aspects doivent encore être discutés.

Opération lourde

« Est-ce que nous avons à faire en face de nous à des groupes de combattants ou est-ce que nous avons des bandits de grand chemin ou des petits criminels, s’interroge-t-il. Si on arrête, par exemple, des criminels, que va-t-on en faire, puisqu’il n’y a pas de prison ? Il y a donc beaucoup de questions. C’est une opération qui est lourde et qui s’inscrit dans la durée parce qu’il est évident que les Nations unies vont être en République centrafricaine pour longtemps. »

L’ONU a également reconnu que les musulmans de Centrafrique ont été laissés en position de vulnérabilité par une réaction trop tardive face aux anti-balaka. Le haut commissaire aux refugiés, Antonio Guterres, a donné un chiffre édifiant, estimant que la majorité des populations musulmanes ont maintenant été chassées de l’ouest de la RCA, victimes d’un véritable nettoyage ethnique.
 

Pourparlers entre ex-Seleka et anti-balaka autour du Premier ministre

Le Premier ministre centrafricain de transition André Nzapayéké a réuni, jeudi 6 mars, dans un hôtel de Bangui, les ministres et membres de cabinets issus des milices anti-balaka et des ex-Seleka. Tous sont tombés d'accord pour mettre en place une stratégie commune, centrée dans un premier temps sur deux pôles : une meilleure communication sur ce que le gouvernement fait en faveur de la paix et des différents groupes, et mettre la priorité sur la justice et le rétablissement de l'Etat de droit. Si André Nzapayéké se réjouit que les deux parties se soient dites prêtes à œuvrer pour la paix, il attend désormais des actes.


Rfi.fr

Vendredi 7 Mars 2014 - 11:00



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