Casse-tête du scrutin législatif du 30 juillet 2017: «Le bulletin unique est la clé», Madieye Mbodj



Casse-tête du scrutin législatif du 30 juillet 2017: «Le bulletin unique est la clé», Madieye Mbodj
«Le taux de distribution des nouvelles cartes d’électeurs combinées aux cartes d’identité reste encore plutôt faible : plus de six millions d’électeurs enrôlés, moins de la moitié des cartes distribuée, selon les déclarations devant les députés de l’Assemblée nationale du Ministre de l’Intérieur lui-même, en charge de l’organisation des élections», constate le Coordonnateur de la Coalition Ndawi Askan Wi / Alternative du Peuple, présentant la liste Pencum Nawle, conduite par Ousmane Sonko.

Madieye Mbodj qui dénonce «le pilotage unilatéral, solitaire et autoritaire du processus électoral, l’absence de dialogue franc et constant sur l’ensemble du processus électoral, ont conduit au présent cul de sac aux conséquences incalculables», relève «une situation sans précédent, posant des problèmes techniques, pratiques et organisationnels apparemment inextricables, suscitant inquiétude et désarroi parmi les électeurs, avec du coup un risque élevé d’abstentions volontaires ou forcées» avec les 47 listes de candidatures validées par le Ministère de l’intérieur.
 
Précisant que «la contrainte du Protocole de la CEDEAO sur les élections, en vigueur dans notre espace sous régional et imposant le consensus, six mois avant la tenue du scrutin,  sur toute éventuelle modification des règles liées au processus électoral, reste une disposition justifiée et incontournable», ladite partie propose «le bulletin unique à 05 pages», dans une note parvenue à PressAfrik.
 
«Le bulletin unique est la clé, à nos yeux. Cependant, compte tenu du nombre élevé de listes,  il s’agira de proposer à l’électeur un bulletin unique à 05 pages : 04 pages à 10 listes, et 01 page à 07 listes. Les listes pourront être présentées avec un numéro, de 01 à 47, dans l’ordre établi par l’Arrêté du Ministère de l’Intérieur en date du 09 juin 2017, publiant publication des  listes de partis, mouvements et coalitions retenus pour participer aux législatives du 30 juillet 2017.

Pour chaque liste, il sera mentionné le numéro correspondant, le nom du parti, du mouvement ou de la coalition, le titre de la liste, le symbole et la photo de la tête de liste nationale, outre la case à cocher selon le choix de l’électeur, c’est-à-dire  des éléments ou supports d’identification et de visualisation déjà disponibles et en cours de traitement auprès des services compétents du ministère en charge des élections. Les listes nominatives des candidats continueront d’être saisies et imprimées par les soins de ces mêmes services, mais seront remises en temps opportun aux partis, mouvements et coalitions pour les besoins de leur campagne.

Ainsi, sur la table du bureau de vote, ne figurera qu’un seul lot, qu’un seul bulletin, à 05 pages numérotées de 1 à 5, que l’électeur emportera avec lui dans l’isoloir, mettra dans l’enveloppe après avoir coché la case de son choix et introduira dans l’urne : opération rapide et facile à exécuter. La confection et la mise à disposition de ce matériel électoral dans les délais requis restent globalement dans les limites du calendrier fixé au ministère et leur bonne exécution reste largement à sa portée, si la volonté et la décision politiques ne font pas défaut. S’y ajoute qu’en lieu et place de l’impression de quelque 350 millions de bulletins de 47 listes pour un coût avoisinant les huit milliards de francs CFA, la production des lots de listes nominatives des candidature à remettre aux partis, mouvements et coalitions pour les besoins de la campagne, d’une part, des lots de bulletins uniques à 05 pages pour les besoins des bureaux de vote le jour du scrutin, d’autre part,  reviendrait au contribuable six à huit fois moins cher, ce qui est loin d’être négligeable !», explique Madieye Mbodj. 


Lundi 19 Juin 2017 - 12:48



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