Ce que l’on sait de la disparition du vol EgyptAir Paris-Le Caire

Le vol MS804 d’EgyptAir effectuant la liaison entre Paris et Le Caire a disparu des écrans radar dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé jeudi 19 mai la compagnie aérienne sur son compte Twitter.



L’avion, un Airbus A320, comptait 66 personnes à son bord : 56 passagers – parmi lesquels un enfant et deux bébés – et dix membres d’équipage, dont deux pilotes, trois agents de sécurité et cinq membres d’équipage cabine.
 
La compagnie EgyptAir a communiqué la nationalité des passagers : 30 Egyptiens, 15 Français, 2 Irakiens, 1 Britannique, 1 Belge, 1 Koweïtien, 1 Saoudien, 1 Soudanais, 1 Tchadien, 1 Portugais, 1 Algérien et 1 Canadien.
 
L’appareil, dont le départ était prévu mercredi à 23 h 09 à l’aéroport Charles-de-Gaulle, a décollé peu après 23 h 20, et devait atterrir à 3 h 15 au Caire.

Il volait à 37 000 pieds, son altitude de croisière, quand les communications se sont interrompues à 2 h 30. Les données recueillies par deux sites de suivi des avions commerciaux ne montrent aucune anomalie technique (altitude et vitesse) juste avant sa disparition au-dessus de la mer Méditerranée, au large des côtes égyptiennes.

L’avion a été mis en service en juillet 2003. La compagnie a par ailleurs précisé que le pilote comptait plus de 6 000 heures de vol dont 2 000 sur cet appareil.
Des équipes de recherche dépêchées sur les lieux
 
Des opérations de recherche sont en cours pour tenter de localiser l’appareil et il est encore trop tôt pour expliquer sa disparition, a déclaré le premier ministre égyptien, Chérif Ismaïl, précisant n’exclure « aucune hypothèse».

Les recherches se déroulent en mer, l’avion ayant disparu à environ 280 kilomètres (175 miles) des côtes égyptiennes - et non à une cinquantaine de kilomètres, comme EgyptAir l’avait indiqué dans un premier temps.
 
L’armée égyptienne a déployé des avions de reconnaissance et des bateaux, et a indiqué que la Grèce participait également aux recherches. La France s’est dite « prête à participer » si les autorités égyptiennes le souhaitent.
 
EgyptAir a mis en place un numéro d’urgence : 0800 7777 0000 depuis l’Egypte et +202 2598 9320 en dehors du pays.
En France, une cellule de crise a été activée à l’aéroport de Roissy, «avec l’ensemble des services de l’Etat et Aéroports de Paris. On a reçu les représentants de la compagnie EgyptAir et de l’ambassade d’Egypte», a précisé le préfet délégué aux aéoroports, Philippe Riffaut. Un numéro d’appel d’urgence a été mis en place par le Quai d’Orsay (01 43 17 55 95).
 
« Aucune hypothèse ne peut être écartée », selon Valls
 
Le premier ministre, Manuel Valls, a réagi jeudi matin sur RTL :
 
«Aucune hypothèse ne peut être écartée à ce stade sur les causes de cette disparition. Les informations remontent progressivement mais il faut être prudent».
Au sommet de l’Etat, François Hollande s’est entretenu avec le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. « Ils sont convenus de coopérer étroitement pour établir le plus vite possible les circonstances de cette disparition. Le président de la République partage l’angoisse des familles touchées par ce drame », indique l’Elysée dans un communiqué.
 
François Hollande a présidé une réunion interministérielle de crise jeudi à 8 h 30 à l’Elysée. A sa sortie, le ministre des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a confirmé que quinze Français étaient à bord de l’avion. « Évidemment, nous imaginons l’angoisse des familles », a-t-il déclaré.
 
Présent à ses côtés, le secrétaire d’Etat aux transports, Alain Vidalies, a indiqué que «les vérifications qui ont pu être faites permettent de dire qu’il n’y a pas de fret dans cet avion». MM. Ayrault et Vidalies ont annoncé qu’ils se rendraient dans la matinée à Roissy.
 
De son côté, le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, doit présider dans la matinée une réunion du Conseil de sécurité nationale. La présidence n’a pas précisé si la disparition de l’avion serait évoquée.
 
Confusion sur l’émission d’un appel de détresse
 
Les informations sont contradictoires concernant l’émission d’un signal de détresse par l’appareil. EgyptAir a indiqué qu’un signal a été reçu 2 heures après la disparition de l’avion, possiblement émis par une balise automatique. Mais l’armée égyptienne a démenti cette information, son porte-parole écrivant sur son compte Facebook, qu’aucun «message de détresse» n’a été reçu de l’avion.

En mars, un pirate de l’air avait détourné vers Chypre un avion EgyptAir qui avait décollé d’Alexandrie et transportait 55 passagers. A l’arrivée à l’aéroport de Larnaca, l’homme avait libéré une grande partie des voyageurs, puis s’était rendu sans heurt au bout de six heures de négociations.
 
Le groupe Etat islamique (EI) avait, quant à lui, revendiqué un attentat à la bombe contre un avion charter russe qui s’est écrasé le 31 octobre 2015 dans le nord de la péninsule du Sinaï, un drame qui a coûté la vie aux 224 occupants.
 


Source:LeMonde.fr

Aminata Diouf (Stagiaire)

Jeudi 19 Mai 2016 - 09:11



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