Célébration de la réunification du Cameroun: L’Ambassadeur Jean Koe Ntonga vante les vertus du bilinguisme dans son pays



Célébration de la réunification du Cameroun:   L’Ambassadeur Jean Koe Ntonga vante les vertus du bilinguisme dans son pays
       Les Camerounais du Sénégal ont célébré le cinquantenaire de la réunification de leur pays. Une occasion pour l’Ambassadeur du Cameroun au Sénégal, au Mali, en Mauritanie et en Gambie, Jean Koe Ntonga de magnifier 50 ans de bilinguisme dans son pays. Une particularité qui symbolise l’unité et la diversité du Cameroun, selon M. Ntonga qui a animé une conférence publique sur le thème : « la réunification du Cameroun : acquis politiques, économiques et socio-culturels de 1961 à 2013 ».

     Plus d’une dizaine d’ambassadeurs africains et occidentaux ont assisté à la conférence que Jean Koe Ntonga a animée dans les locaux de l’ambassade. Les participants ont également eu à écouter le discours que le président Paul Biya avait adressé à ses compatriotes et aux partenaires lors des festivités qui ont eu lieu au Cameroun.  

« L’adoption du bilinguisme, Français et Anglais, dans tous les domaines de l’administration publique et privée. La Constitution fédérale de 1961 puis celles de l’Etat unitaire de 1972 et 1996 stipulent que le Cameroun adopte l’Anglais et le Français comme langues officielles d’égale valeur. Le Cameroun a mené une politique de promotion et de renforcement du bilinguisme dans tous les domaines », a souligné Jean Koe Ntonga. L’ambassadeur a poursuivi : « le bilinguisme symbolise notre unité et constitue une grande richesse et une ouverture incontestable vers l’international ».

     Pays sous tutelle française et anglaise avant 1960, le Cameroun a été réunifié le 1er octobre 1961. A Dakar, la célébration a été jalonnée de manifestations culturelles et sportives. L’ambassadeur et son épouse ont offert une grande réception aux ressortissants camerounais vivant à Dakar le samedi. Cette cérémonie a été un moment de communion et de démonstration des potentialités culturelles du Cameroun. La conférence du vendredi a été suivie d’une réception organisée dans la soirée en l’honneur du corps diplomatique accrédité à Dakar.

Jean Koé Ntonga a rappelé les programmes de construction d’infrastructures routières et scolaires réalisés par le président Biya. Dans le domaine de la sécurité, l’ambassadeur a laissé entendre que Yaoundé accorde une grande importance à la lutte contre le terrorisme. « Le Cameroun ne ménage aucun pays pour préserver la paix et la dignité humaine. Le Cameroun n’épargne aucun effort pour éteindre les foyers de tension, instaurer la paix et contribuer à la réalisation de l’unité africaine », a souligné l’ambassadeur.

      La participation du Cameroun au règlement des différends entre les Etats membres de l’Union africaine est importante, selon le diplomate camerounais. « Nous avons l’exemple du règlement pacifique du conflit territorial de Bakassi entre le Nigéria et le Cameroun qui a été salué par la communauté internationale. Nous avons aussi l’envoie de contingents des forces de Police et de défense camerounaises dans les zones de tension et d’instabilité politique dans le monde notamment en Afrique », a indiqué l’ambassadeur. Jean Koé Ntonga a ajouté : « nous avons aussi l’Organisation à Yaoundé en juin 2013 du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée, confirment cette volonté et cette détermination du président Paul Biya à atteindre les objectifs stratégiques de la politique extérieure du Cameroun à savoir : relever les défis et trouver de concert avec les autres pays africains et la communauté internationale des solutions aux problèmes de paix, de sécurité et de développement qui interpellent le continent ».

Jean Koé Ntonga a mis en exergue l’impact de la réunification sur la stabilité de son pays. «  Nous avons eu des retrouvailles et une volonté politique inébranlable de vivre ensemble  exprimée et démontrée par les deux Etats et les deux peuples séparés par la colonisation. Nous avons aussi le renforcement du patriotisme et la prise de conscience d’appartenir à une même nation et d’être un même peuple, l’adoption de la Constitution et des instruments de souveraineté et la mise en place des structures de l’Etat fédérés.  

Il a rappelé les difficultés que les autorités avaient rencontrées quelques années après la proclamation de la réunification. « La gestion et la marche de l’Etat fédéral avaient laissé apparaître des dysfonctionnements et suscitaient des interrogations et des inquiétudes justifiées entre autres par les lourdeurs et le manque d’efficacité, d’efficience et de coordination des structures politiques et administratives. C’est dans le souci de préserver l’intégrité territoriale et l’unité nationale qui sont gages du développement et du progrès que le peuple camerounais a organisé un  référendum le 20 mais 1972 afin de mettre fin au fédéralisme et d’instaurer un Etat unitaire », a souligné l’Ambassadeur.

     Paul Biya a aussi engagé des réformes pour renforcer la démocratie et consolider les acquis, selon Jean Koé Ntonga. « Le Cameroun a engagé une politique de libéralisation de la vie politique par la restauration du multipartisme. Il a aussi procédé au renforcement du processus démocratique  à travers la mise en place de structures pour garantir le bon déroulement des élections et permettre aux citoyens d’exprimer librement leurs suffrages», fait-il remarquer. L’Ambassadeur a poursuivi : « Il y a aussi l’institution d’une Sénat, d’un tribunal criminel spécial visant à réprimer les détournements  de deniers publics, des organes de lutte contre la corruption », selon l’ambassadeur.







Lundi 3 Mars 2014 - 10:15



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